TGIF – THANK GOD IT’S FRIDAY | Discrimination à l’embauche

by • Mar 25, 2016 • T.G.I.F.Comments (0)2000

Salut les coquins,

C’est pas que ça m’enchante mais l’actualité nous a une nouvelle fois sévèrement botté le cul cette semaine. Nos voisins Belges ayant malheureusement goûté aux joies de se faire chier à la gueule par une petite bande de puceaux à la recherche de sensations fortes, faute de vie sexuelle, il m’était difficile de commencer mes saloperies habituelles sans glisser deux ou trois mots à ce sujet.

Petit flashback. Il y’a une semaine, l’Europe entière annonçait la capture de Salah Abdeslam, l’un des cerveaux présumés des attentats de Paris. On apprenait que non seulement ce mec, qui est vraisemblablement le cerveau de que dalle et qui n’a en plus pas eu les couilles de se faire sauter au Stade de France, et on l’en remercie, n’était pas reparti en Syrie, mais qu’en plus il vivait dans son quartier de Bruxelles depuis 5 mois, sans que personne n’ai réussi à foutre la main dessus. Qu’à cela ne tienne, 5 mois pour finalement se rendre compte que le mec était sous notre pif mais nos dirigeants ont quand même paradé dans les médias comme s’ils avaient résolu la théorie du Big Bang, nous expliquant qu’on avait pris l’ascendant psychologique, que désormais les salauds d’en face avaient un genou à terre et que l’occident, fort de sa supériorité logistique, financière et spirituelle vaincrait.

Enthousiasme et joie de courte durée puisque mardi, patatra. Bombes à l’aéroport de Zaventem, bombes dans le métro, des morts, des blessés, de l’horreur… tout ce que nous avons malheureusement connu le 13 novembre à Paris.

Magie du génie créatif européen, les Belges ont, comme nous en novembre, trouvé le moyen de se fendre la gueule avec cette tragédie assez rapidement. Le Manneken Piss urinant sur une AK47, une barquette de frites formant un fuck, monuments du monde entier aux couleurs de la Belgique, filtre Facebook avec le drapeau… Tous les moyens de dédramatiser la situation sur les réseaux sociaux et de leur dire d’aller se faire enculer étaient bons.

Bref, si j’espère que cette fois ci on essayera d’être pro-actif et de ne pas attendre la gueule ouverte que ça pète à nouveau sous notre nez, qu’on comprendra que leur dire qu’on n’a pas peur d’eux ne suffit pas, l’Effronté souhaite le meilleur à nos amis Belges et les assure de notre solidarité la plus sincère.

Revenons à des choses plus amusantes en causant recrutement et entretiens d’embauche. Effectivement, le sujet peut être anxiogène de prime abord. Mais rassurez-vous, on va y introduire une forte dose de testostérone, de mini-jupes et de décolletés pour rendre tout ça un peu plus sexy.

En fait la semaine dernière, en buvant une bière (ou deux) avec des potes dont les boites sont à ce qu’ils disent en pleine croissance, nous parlions du nombre de collaborateurs que nous avions et des futures perspectives de recrutement dans nos entreprises respectives, sorte d’énième concours de bites dans lequel je me suis pas montré bien à mon avantage.

– Et toi alors t’as combien d’employés ?

– Bah là on est 7 depuis 3 ou 4 mois, je suis content ça se développe… 

– Ah ouais 7, c’est pas mal. Moi j’en suis à 6 mais je crois que je vais devoir recruter assez vite, on a trop de boulot. Et puis finalement, on a désormais les moyens de recruter quelqu’un juste par confort, en cas de coups de speed.

– Et toi alors Adrien ?

– Vos gueules !

Pendant quelques minutes ça parlait rentabilité à avoir par salariés, charges patronales et son lot de réjouissances ainsi que de tout ce qui fait le quotidien d’un manager face à ses collaborateurs. Evidemment, assez rapidement, le sujet s’est orienté vers le personnel féminin de leurs entreprises.

– C’est quoi ta proportion de filles dans ta boite ?

– 30/70 à peu près… 

– Ça va ? Elles bossent bien ?

– Ouais, elles sont beaucoup plus rigoureuses et organisées que les mecs de toutes façons hein ?!

– Oui… moi là j’ai recruté une nana. Super bien ! Par contre je suis un peu emmerdé…

– Ah bon pourquoi ?

– Elle est méga bonne et elle me fout des jupes de maboule tous les jours sous le pif, je deviens dingue !!!!

– Ah merde !!!!!

Lorsque nous étions au lycée ou pendant nos études supérieures, la beauté d’une nana était sans aucun doute un atout considérable au moment d’aller passer des oraux ou le permis de conduire. Ça faisait trop chier, mais on a tous connu une pote de promo affutée concours mais pas spécialement taquet sur la gestion financière se prendre des notes incompréhensibles à l’oral alors qu’elle avait rien pigé au sujet.

La meuf l’assumait d’ailleurs sans aucun problème:

– Alors Margaux ? Cet oral ? 

Niquel ! De toutes façons j’ai mis un décolleté tellement plongeant que le mec voyait jusqu’à mon nombril. Autant te dire qu’au bout de 2 minutes d’oral il se souvenait même plus du sujet qu’il m’avait donné… 

– Putain mais c’est dégueulasse !!

– Pas du tout, un oral est un jeu de séduction… et là je crois que j’ai eu largement la moyenne !

Comme la vie est finalement juste et que tout se paye, les petites facéties de la vie étudiante se terminent assez vite et, dans le monde de l’entreprise, les managers voient à nettement plus long terme qu’un examinateur avec lequel elles étaient en contact 20 minutes et basta.

Qu’on soit clair, mettez un avion de chasse dans une entreprise et ça gueulera autant que dans la maison de Secret Story. Les filles vont péter un cable, les mecs se transformer en coqs de basse-cour… un vrai merdier ! Du coup, dans beaucoup de boites, les DRH sont des femmes. Et autant dire qu’elles ont pas du tout envie d’embaucher une fille plus belle, plus jeune, plus grande et mieux gaulée qu’elles.

Dans une autre vie, j’avais fait un très léger stage RH dans une grosse PME. Ma tutrice Isabelle, que j’appelais avec un sourire insolent “Madame la DRH”, 45 ans, largement MILF sur le retour avec une voix mi-Amanda Lear mi-tracheotomie, m’avait proposé de l’assister sur quelques entretiens d’embauche.

Cette dame était plutôt sympa dans son genre et pouvait même se révéler être un vrai sucre dès lors que son interlocuteur était un jeune éphèbe, assurément mon cas, ou une fille au physique inoffensif. En revanche, attention si la nana qui se pointait pour passer sa première série d’entretien arrivait comme pour un casting.

– Bonjour Mademoiselle, asseyez-vous. Décroisez pas trop les jambes sinon je pense que je vais voir votre culotte. 

– Bonjour Madame, donc comme convenu voici mon CV…

– Ah oui, enfin vous savez j’attends surtout un CV institutionnel, pas forcément un book pour une agence de mannequins ! Alors voyons voir tout ça… Oui, très bien. Donc j’en conclue en voyant votre photo que le sourire bright et les grosses lunettes ce n’est pas que pour venir en entretien, c’est tous les jours comme ça… très bien très bien !

Le climat était vite dégueulasse et la pauvre candidate comprenait assez vite que la fin du chomedu n’était pas pour aujourd’hui.

Evidemment, nous sommes pour la lutte contre la discrimination, positive comme négative, et nous sommes totalement en phase avec l’idée que personne ne doit être écartée pour une raison raciale, religieuse ou physique. Mais enfin tout de même, introduire le loup dans la bergerie et se tirer une balle dans le pied n’a pas forcément d’intérêt.

Il y’a quelques mois, un pote m’avait invité à visiter les locaux pour sa boite qu’il venait de monter. Fouine que je suis, j’avais un peu regardé les dossiers qui trainaient sur son bureau et j’étais tombé sur une petite pile de CV.

– Dis donc, elle est jolie elle non ?

– Ouais elle est pas mal du tout…

– Oula mais celle la aussi non ?

– Ouais encore mieux même ! 

– Putain mais c’est un casting ou quoi ??? Elle aussi j’ai l’impression que c’est un avion !

– Ah bah elle m’en parle pas c’était la pire de toutes…

– Ah elle en revanche nettement moins…

– Oui, enfin une qui faisait l’affaire ! 

– Ah ouais ? T’as pris la plus moche ?

– Bah évidemment…

Nous sommes désolés mesdemoiselles, mais il y’a une règle absolument incontournable dans le boulot lorsqu’on est un jeune chef d’entreprise mâle, c’est de jamais recruter une nana qu’on aurait potentiellement envie de baiser.

C’est machiste, discriminatoire et puérile, mais comme m’a dit un pote une fois “ça m’évite de me branler avant de partir bosser !”

TGIF !!!

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