TGIF – THANK GOD IT’S FRIDAY | Je te tiens au jus

by • May 13, 2016 • T.G.I.F.Comments (0)2226

Salut les coquins,

Une nouvelle fois, je vous présente mes plus plates excuses suite à l’absence de TGIF la semaine dernière. Alors autant la dernière fois c’était parfaitement prémédité, autant cette fois ci je me suis pris un vieux sursaut vendredi dans la journée en me disant “Oh putain le TGIF !!”.

Evidemment, j’ai commencé par m’en vouloir. Je crois même avoir culpabilisé l’espace de 3 minutes ! Et puis après je me suis dit que j’allais bien trouver une excuse qui ferait mouche.

La voici:

Nous étions en plein pont de l’ascension, c’était la glande, il faisait beau, on se raffinait la glotte aux Nuits Sonores et du coup j’étais loin de ce bouillonnement intellectuel que constitue l’écriture de cette quantité d’inepties que vous me faites l’amitié de lire avec joie et surtout régularité.

Enfin en clair j’ai chié dans la colle et je vous demande de bien vouloir m’en excuser !

Et de toutes façons si vous voulez pas, je vous la fait passer en 49.3 !

J’y pensais cette semaine, actualité oblige, mais ce serait quand même magnifique qu’on puisse tous avoir un 49.3 à notre dispo dans les cas où on est en bordel.

En voyant Valls dégainer sa formule magique pour faire passer sa loi, je m’imaginais me pointer devant mon banquier pour emprunter 250 000€.

– Bonjour Monsieur, c’est pour un projet d’achat d’appartement. 

– Très bien. Pouvez-vous me fournir votre situation patrimoniale complète, votre dernier avis d’imposition, ainsi que vos dernières fiches de salaire ?!

– Ah bah ça va être rapide ! J’ai pas d’apport, pas d’argent de côté et pas de salaire.

– Bah Monsieur… Vous imaginez bien que ça va pas être possible d’emprunter quoi que ce soit ! 

– Et si ma poule, 49.3 !

– Ah oui, bien joué Monsieur ! Je vous débloque les fonds dans la semaine.

Et encore là on parle d’argent, je vous laisse imaginer les idées extravagantes qui peuvent me venir à l’esprit dans une chambre à coucher avec un laisser passer universel…

– Pas dans la bouche hein ?

– 49.3 chérie ! 

– Et merde… 

Par pure charité chrétienne et par volonté de ne pas trop montrer mon exaspération, je ne vais pas vous faire l’affront de revenir sur la présence de Black M aux commémorations du centième anniversaire de la bataille de Verdun.

Outre l’absence totale de rapport entre le rap et Verdun, j’imagine la gueule des officiels, des généraux de l’armée française et des anciens combattants en voyant Black M avec son t-shirt Wati B en train de “rapper” devant le mémorial… Sans compter que, sans avoir fait un doctorat d’histoire, je me souviens quand même de mes cours de 3ème sur l’Allemagne Nazie et des troupes “sections d’assaut” dites SA, organisations paramilitaires à l’origine des SS et extrêmement utiles lors de la conquête du pouvoir par tonton Adolf en 1933.

Ceci dit, ça nous évite une nouvelle bouse lancinante de Benjamin Biolay.

Et puis évidemment, inutile de revenir sur la remarquable prestation du sémillant Denis Baupin, vice-président de l’Assemblée Nationale et mari de la pimpante Emmanuelle Cosse, ministre du logement et militante féministe convaincue. Ce brave Monsieur est le Cahuzac du cul. C’est à dire qu’il pouvait voter une loi pour renforcer les poursuites envers les hommes coupables de harcèlement sexuel, tout en envoyant des vagues de SMS à toutes les gonzesses de Paris. Ces fameux messages virtuels furent d’ailleurs un terrain d’expression poétique soutenu pour l’ami Denis, auteur de ce SMS qui risque de passer à la postérité tant il est subtil et délicat : “Je suis dans un train, j’ai envie de te sodomiser”. 

Alors je n’ai pas encore compris le rapport de cause à effet entre un TGV et un cassage de fion, à moins de rentrer dans la métaphore du truc long et dur qui rentre dans un tunnel, mais après tout je ne suis pas représentant du peuple, mon cerveau a ses limites…

Bref, qu’ils aillent tous se faire cuire le cul.

Mais revenons en aux mots d’excuse bidons comme j’étais prêt à vous en faire un pour justifier mon absence de vendredi dernier. Etant toujours prompt à trouver une pirouette pour me sortir d’une situation qui sent le sapin et ayant horreur des contraintes, je dois bien reconnaitre que mon imagination m’a déjà sorti de la merde plus d’une fois.

En fait j’ai un défaut: je ne sais pas dire non. Mais vraiment en plus. Quand on me propose un truc, je dis toujours “oui oui”, tout en me disant intérieurement “Je vais bien réussir à me démerder pour pas y’aller” ou “Avec un peu de chance il aura oublié..”. Sauf que personne n’a oublié, que j’ai pas réussi à me démerder, que le jour J approche… et qu’il s’agit donc de trouver un truc énorme !

Attention, de temps en temps c’est sincère. C’est à dire que parfois il y’a aussi une merde de dernière minute qui nous tombe sur le coin de la gueule et qui nous empêche d’honorer nos engagements. Et puis il y’a aussi quelques fois où je me mens à moi-même en m’auto-persuadant que je vais pouvoir tout caler le même soir.

Mais enfin soyons francs, la plupart du temps, on trouve des excuses bidons quand on n’a pas envie d’aller à un truc.

Quand j’étais gamin et que je voulais pas aller à l’école, j’avais opté pour une solution plus radicale qui consistait à bouffer du savon sous la douche pour me taper une chiasse de concours.

Je dois bien reconnaître que c’était pas spécialement intelligent, mais la conséquence de mon acte me dispensait d’une plaidoirie mythomane perdue d’avance auprès d’une mère prof et déjà bien expérimentée question truande enfantine.

Arrivé au collège et au lycée, les excuses et justifications se transformaient en mots rédigés par la même copine à qui j’ai demandé toute ma scolarité de signer et d’écrire à la place de ma mère. C’est pas compliqué, je crois que de la 6ème à la 1ère les mecs n’ont jamais vu l’écriture de ma mère, du coup il n’y avait même pas besoin d’imiter une quelconque signature…

– Adrien, vous n’étiez pas là hier après-midi ! 

– Non… Ma mère n’a pas eu le temps de justifier mon absence dans mon carnet mais elle le fera pour demain…

– Oui oui… Sans faute hein ?!

– Promis Madame…

Avant de me retourner et de demander à la faussaire en chef:

Putain Margaux faut absolument que t’écrives mon mot d’excuse pour demain…

– Maladie ? Décès ? Visite chez la fameux médecin du sport que tu vas soit disant voir tous les mois à Paris ?

– Euh… T’as qu’à mettre intoxication alimentaire, je crois qu’on l’a jamais eu celle-là. Si ?

Mais en fait, après coup, on se rend compte que les justifications étranges auprès de profs pas aussi cons qu’on ne le pensait et qui gobaient nos conneries par manque de temps et par manque de preuve, c’était du pipi de chat à côté de ce qu’on doit trouver maintenant pour pas se taper l’anniversaire relou.

On l’a tous eu, ce fameux anniversaire d’un mec qu’on n’a pas vu depuis 1000 ans mais qui était notre grand pote à l’époque, qui nous invite en ajoutant comme un enculé “ça me ferait vraiment plaisir que tu viennes” histoire de transformer l’invitation en convocation, alors qu’on sait qu’on ne connaitra personne, qu’on va se faire chier comme jamais, et que nom d’un cul le week-end est trop court pour s’en ruiner la moitié avec des cons.

Pour ce genre de cas, j’ai très peu de scrupule. Si évidemment, sur le moment, je joue le mec flatté et bien sûr enjoué d’avance à l’idée de cette soirée, je sais déjà que le mec va se prendre un SMS de ma part autour de 14H le jour J.

” Salut lapin. J’ai passé une nuit horrible avec une bonne vieille gastro. Je me repose et je me bourre de médocs mais je te promets rien pour ce soir. Compte pas trop sur moi mais de toutes façons je te tiens au jus…”

“je te tiens au jus”. En voilà une belle expression pour les lâches. Elle peut être utilisée dans deux types de situation:

– Ton plan est potentiellement intéressant mais avant de donner un oui ferme et définitif, je vais quand même un peu sonder les autres pour voir si y’a pas un truc mieux à faire.

– Je suis en train de te mettre une énorme carotte mais j’ose pas trop te le dire. Du coup je t’annonce implicitement que je risque te faire un faux plan mais en te faisant croire que ça me ferait plaisir de venir.

Dans les deux cas, non seulement on va le planter, mais en plus on ne le tiendra “au jus” que si le mec nous relance…

Et puis il y’a les mec qui acceptent plusieurs plans au même moment. Sur le principe, c’est une connerie. D’une parce qu’on n’a pas 4 bras, et de deux parce que sous prétexte de vouloir décevoir personne, on va décevoir tout le monde.

Quand on dit que l’honnêteté paye toujours, c’est possible. Ceci dit, qui pourra en vouloir à un mec qui a une gastro et qui est au fond du gouffre ? Qui pourra vérifier ses dires ? Personne.

Attention toutefois à ne pas être cons et à faire preuve de discrétion. Si vous mettez un faux plan à quelqu’un, arrangez-vous pour ne pas vous faire griller par toute la ville !

Vous savez, la fameuse histoire du mec qui est malade, qui doit tenir au jus celui qui fête son anniversaire, qui lui confirme son absence à grands coups de “je suis trop dégoûté de pas être là” ou encore “t’imagines bien que j’aurai préféré être parmi vous plutôt qu’en tête à tête avec mes chiottes” et qui se fait taguer sur Facebook à 4H du matin, les bras en l’air derrière une vasque avec bien assez de quilles de vodka…

TGIF les copains !

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