TGIF – THANKS GOD IT’S FRIDAY | 13 Juin 2014

by • Jun 13, 2014 • T.G.I.F.Comments (0)1642

Bom dia amigos,

dans les bureaux cariocas de l’Effronté, nous sommes worldwild, l’excitation est à son comble.

A l’heure à laquelle ces lignes sont écrites, il ne reste plus beaucoup de temps avant que la Coupe du Monde de foutchebol, comme on dit là-bas, ne débute par un palpitant Brésil – Croatie ! Nos envoyés spéciaux, submergés par tout cet engouement, ont déjà logé des plumes dans leur valseur et dansent la samba avec toutes les femmes. Avec zizi ou pas.

Ici en France, le Mondial est également partout depuis le début de la semaine, dans les émissions de foot, à la radio, sur Internet, presse écrite, publicités aux couleurs brésiliennes avec un ballon quelque part, et bien sûr ici-même avec une rubrique Coupe du Monde créée à la hâte ce matin par notre ami exilé fiscal en Suisse. Durant toute la durée de cette fête mondiale du foot, retrouvez ici tous les faits marquants et les résumés des plus gros matchs. Clairement, comme c’est moi qui vais me cogner la rédaction et que j’ai quand même un métier, je risque de me borner aux matchs des Bleus. En espérant en avoir le plus possible à faire… je sais pas vous, mais moi j’y crois, d’autant que ce matin je ne sais plus quelle radio s’est amusée à nous balancer le fameux “I will Survive” de Gloria Gaynor, hymne de la Coupe du Monde 1998. C’est peut-être con, mais j’avais les poils hérissés, étant imberbe ça pose l’exploit, les fesses qui faisaient bravo et une irrépressible envie de revivre cet été 1998, black-blanc-beur parait-il, où Zidane a réussi à abolir le racisme dans l’héxagone pendant bien 48H. Rappelez vous de cet ivresse, de ces klaxons sous nos fenêtres, de ces anonymes que vous preniez dans vos bras, de ces types accrochés à des lampadaires, de cet odeur de merguez sur les places publiques…  Si je peux me permettre de raconter ma vie, mon plus vif souvenir est celui d’un homme d’une cinquantaine d’années, au bord d’une route déserte et noire reliant Chaponost à Lyon, peinturluré en bleu, blanc et rouge agitant un klaxon tout seul environ 2 heures après la fin de la demi-finale contre la Croatie.

Même si ce type là m’a fait un peu de peine sur le coup, lui qui tenait tant à fêter ça avec la France entière alors qu’il habitait une baraque isolée sur une départementale de campagne, il illustrait en faite toute la joie qui traversait le pays cet été là. Bordel que c’était bon. C’était bon mais c’était il y’a 16 ans, autant dire qu’une piqure de rappel ferait du bien à tout le monde !!

16 ans la Coupe du Monde en France… on se sent vieux d’un coup non ? Pour tout vous dire, à l’époque je passais en 5ème et je fantasmais sur la blonde des Spice Girls. Enfin fantasmais… je m’imaginais pas faire des saloperies avec elle à l’arrière d’un Kangoo non plus, j’étais encore un petit enfant chétif et presque mignon.

Ce qui file un bon coup de vieux aussi, à part cette cochonne de déclaration d’impôts qu’on a tous désormais envoyé (si tu viens de te rendre compte que tu avais zappé, j’ai la joie de t’annoncer que tu as déjà pris 10%), ce sont les mariages.

Pas ces mariages de cousines ou même d’oncles qu’on pouvait avoir étant petits, de ceux où on nous affublait d’un costume dans lequel on avait l’air super con, où on se faisait notoirement chier et où on tentait de ronquer malgré la musique après le dîner. Là on parle des mariages des potes, ceux qui ont partagé nos solitudes de veilles de DS de Maths, nos angoisses à l’idée de devoir faire son premier noeud de cravate avant une soirée rallye, qu’on a envoyé acheter des clopes au bureau de tabac à notre place parce que le buraliste connaissait votre mère… bref, les bons potes qu’on a connu et qui se marie quoi, faut que j’arrête de faire du remplissage.

Bon alors la vague a commencé il y’a déjà 3 ans, mais elle a pris de l’ampleur ces deux dernières années, à tel point qu’on vient de m’en annoncer 3 en 1 mois. Alors si le premier mariage de potes est forcément un événement plus marquant que ceux qui suivent, c’est normal, on est quand même toujours bien contents.

Je me permets donc par la présente de féliciter et de remercier nos deux mariés du week-end dernier, qui préfèrent sans doute rester anonymes dans ces lignes peu sûres, qui nous ont reçu comme des papes et nous ont permis de nous pinter la tronche gratos. Humour évidemment, qu’ils n’aillent pas m’engueuler et me traiter de pique-assiette !!!

En fait dans les mariages il y’a des trucs qui me font toujours marrer et que l’on voit à tous les coups.

– L’entrée de la mariée: on est d’accord qu’à priori on s’y attend un peu, les gens sont manifestement venus pour ça, on suppose qu’elle aura une robe blanche et que, comme on ne fait pas d’un âne un cheval de course, elle sera belle quoi qu’il arrive, ou malheureusement le contraire. Me concernant je ne vais pas aux mariages de gens moches donc je ne connais pas la seconde option. Et pourtant, systématiquement, des gens se mettent à chougner. Alors oui, c’est sûr, voir sa fille, sa soeur ou sa pote d’enfance arriver dans sa robe de pureté, ça fait quelque chose quand on puise dans ses souvenirs. Mais au fond on pleure pourquoi ? De bonheur pour elle, ou aussi parce qu’une page se tourne ? Moi ce que je regarde le plus en arrivant sur le perron de l’église, c’est la gueule des types dont on connait les penchants pour la cuite. Admirez les avec leur cravate nouée en double Windsor, leurs souliers cirés et leur raie sur le côté bien mise. Rappelez vous bien de ce moment pour comparer avec quelques heures plus tard, ça vaut le coup !

– La sortie de l’église: Suspens, qu’allons nous avoir à balancer sur la tronche des nouveaux époux ? J’avoue ne pas trop être fan de cette tradition pour la simple et bonne raison que, maladroit comme je suis, il y’a 90% de chance que je fasse une connerie, que je tache la robe nuptiale ou que je crève l’oeil de la belle doche. Une mention spéciale pour un ami qui se reconnaîtra, qui a décidé de garder le petit sachet de lavande distribué à cet effet samedi dernier pour le mettre dans son placard en guide se désodorisant.

– Les discours: En fait, je crois que ça m’emmerde. Alors oui, ils sont souvent drôles et c’est un temps fort d’un dîner de mariage.  Pourtant, si un hasard douteux venait à me conduire un jour devant l’autel pour jurer fidélité et protection devant un type en blanc, l’assistance, des témoins et Dieu le Père en personne, je sais pas si j’aurai vraiment envie que 4 couillons spécialement nommés se cassent la soupière et me fassent un beau discours dans lequel ils expliqueront à ma grand-mère et à ma belle-famille combien j’ai pu être con, fêtard, alcoolique et irresponsable. A noter que je serai déçu s’ils ne le faisaient pas non plus.

– La soirée: Minuit sonne, grand-mère regagne sa chambre d’hôtel, les tables sont poussées contre les murs, DJ René s’installe derrière ses platines et les mariés ouvrent le bal. Profitez bien de ce moment les romantiques, c’est le dernier instant de poésie avant la boucherie. Pour savoir à quel moment le mariage a commencé à vriller j’ai un truc simple: observation du nombre de cravates enlevées ou desserrées. Si vous voyez un type avec sa cravate autour du front, dites vous bien que ce mec est un lourd qui tente d’imiter Karamazov dans La Cité de la Peur. Si ce même type se pointe vers vous et hurle en vous crachant à la gueule “Madame Odile Deray, pas le droit de la baiser”, n’ayez pas peur d’être agressif et de vous livrer à des exactions type sub-sahariennes.

– Le lendemain: ils se suivent et se ressemblent, vous vous réveillez avec un pivert qui fait coucou sur votre front, vous avez l’haleine d’une vache en transhumance et votre rêve ressemble à une bouteille d’eau. Avec un excellent ami qui fête aujourd’hui son anniversaire, 22 ans nous a t-il dit par coquetterie mais il en a en fait un peu plus, nous avons inventé un jeu très amusant lorsque nous sommes invités au brunch. Nous décernons 1000 points, donnant droit à une invitation pour les 10 prochains mariages ou un a un plein d’essence chez Total, au choix, à la personne qui arrivera à choper pendant le brunch ! Si vous y’êtes déjà arrivés chers lecteurs, n’hésitez pas à nous en faire part (de mariage du coup) afin que nous puissions vous envoyer un pin’s parlant de TF1.

Les mariages de potes, c’est toujours une belle fête, un moment qu’on attend et qu’on adore. La preuve: on dit toujours non aux autres propositions en disant “je peux pas j’ai mariage”. Ce n’est pas une obligation, bien que la moindre des choses est de répondre aux invitations, mais on sait qu’on passera un super moment et on a envie de voir nos copains passer un sacré cap !

Profitons surtout de ces vertes années où l’on marie nos potes, parce que comme m’a dit mon père mardi matin “ah bah t’as du bol toi, à ton âge tu vas à leur mariage, au mien tu vas à leurs enterrements”.

Sur cette note pleine d’enthousiasme et d’espérance, je vous aime si fort !

Bonne coupe du monde les mecs, bonne chasse à l’homme les filles célibataires, bonne chance à ceux qui prennent le train.

TGIF !!!!!

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