TGIF – Thank God It’s Friday Drunk Mode Activé

TGIF – Thank God It’s Friday | Drunk Mode Activé

by • Mar 06, 2015 • T.G.I.F.Comments (0)3707

Salut !

Après avoir passé la matinée a essayé de comprendre comment fonctionnait mon nouveau logiciel de comptabilité, sans succès, et passé 1H à écouter Sunrise de Nora Jones, musique d’attente de la hotline de ce fameux machin, me voilà d’une humeur massacrante et d’un humour très relatif.

Bon, faut reconnaitre que la connerie vient de moi, j’ai acheté un logiciel de compta pour PC alors que je suis sur Mac… nécessairement c’était un truc à s’arracher les cheveux. Et comme rien ne veut sourire, même ma stagiaire pourtant relativement normale me demande déjà “je peux lire ton TGIF en avant première ??” alors qu’on n’en est qu’à 6 lignes… pas évident !

Bref, cette énième connerie de ma part résulte d’une espèce de série noire qui a démarré jeudi dernier en écrivant ces lignes, et qui manifestement continue de m’emmerder. Si j’étais pas d’un naturel guilleret et optimiste je pourrai en conclure qu’un fumelard s’amuse à planter des punaises dans une poupée vaudou à mon effigie rien que pour m’embêter. On se console en se disant que c’est le mois de Mars, que le printemps arrive dans 15 jours et que même s’il y’a toujours des gueux du Moyen-âge pour vous rappeler que tu sais le mois de Mars c’est le mois des giboulées” concluant sa prévision météorologique négative par “de toutes façons, il faut attendre les saints de glace !”, on tire quand même vers le beau !

Non l’ami tu ne sauras pas de quoi je parle précisément quand je te dis que je suis en pleine série noire, ça te regarde pas et quelque part je t’emmerde. Comme dirait un humoriste subversif qu’il est interdit de citer “ferme là à tout jamais”. 

C’est donc finalement avec l’énergie du désespoir et en repensant au fameux adage “foutu pour foutu” que j’ai rejoint le back office de ce site pour y dégueuler mes bêtises hebdomadaires sur un fond de David Guetta Ibiza 2014. Touche le fond mais creuse encore… Etonnamment, ce son commercial faussement acidulé préparé en amont sur un CD, boosté à la presse hydraulique, qui fait bouger des seins siliconnés et tatoués au bord de la piscine de L’Ushuaïa me réconforte presque et me file la chauffe. David, au nom de la France, merci !

Bon, j’explique un peu quand même. Je le disais, semaine dernière bien dégueulasse et lorsque le week-end s’est approché, alors que je me tenais très convenablement depuis quelques semaines, une furieuse envie de me raffiner la gueule s’est épris de moi. Comme souvent, on attaque le jeudi soir par une bière qui en appelle quelques autres, et c’est fatigué qu’on rentre chez soi à 1H du matin, déjà conscient de ce qui va nous arriver au réveil entre le mal de casque, la déshydratation et les dents qui font mine de se déchausser.

Nul besoin de raconter le week-end de A à Z, mais de temps en temps ça fait du bien de se faire une petite crise d’ado, se persuadant qu’on est quelqu’un de raisonnable et mature avec des concepts auxquels on ne croit plus depuis des années comme “ok pour le resto mais après on rentre” ou encore aller à 11H30 dans le bar qui jouxte le marché, connu pour être le traquenard du siècle le dimanche tout en disant à votre pote qui vous accompagnait en toute confiance “bon on a un poulet, des pommes de terre et du fromage, on va juste boire un café mais pas de coup de blanc hein ?”. La suite vous la connaissez, il est 15H30, vous avez déjeuné la bas, bu 8 verres de Mâcon et c’est péniblement que vous rejoignez votre canapé sur lequel vous allez enfin commencer votre vrai week-end, celui du repos. Nous sommes dimanche soir et votre taux plancher fut de 2 grammes tout le week-end. C’est donc en vous réveillant à 23H30 avec un pot de gel sous la langue et un fil de bave qui va de votre molaire à votre parquet sur votre canapé à 23H30 que vous vous rendez-compte de ce qui vous arrive.

Il est désormais 00H30 en ce dimanche soir, enfin en ce lundi matin, et vous êtes actuellement dans votre plumard avec des yeux ronds comme des billes, culpabilisant d’avoir cru que vous aviez 18 ans et angoissant à l’idée de redevenir un adulte dans moins de 8H, devant assumer des responsabilités de jeune cadre et redevenant responsable devant la loi.

Une chanson disait fut un temps “Quand t’es tellement loin que tu t’en bats les couilles du prochain, rien ne vaut tes trois copains: vive le chocolat, l’héroïne et la vodka.” Bon, pas de bol, j’aime pas le chocolat et je ne peux plus boire une goutte de vodka depuis mes pérégrinations douteuses en ex-URSS. Quant à l’héroïne, j’espère ne pas avoir besoin de préciser que ce n’est pas le genre de la maison. L’effronté est bien élevé.

Si nous aimons nous fendre la gueule nous ne transigerons pas avec le principe de la modération, du “il ne faut pas abuser des bonnes choses“, du “toutes les bonnes choses ont une fin” et toutes ces conneries de pisse-froid qui nous font croire que nous vivrons vieux et heureux. Pourtant, lorsque trop c’est trop, qu’on a l’impression de bosser comme un âne pour pas grand chose en retour, que notre vie pro masque le perso et qu’on en a clairement plein le cul, rien ne vaut un week end de débiles avec les copains. Une vielle tantine acariâtre et mal baisée m’a dit une fois “Alors c’est ça être jeune ? c’est s’exploser la tronche jusqu’à pas d’heure, se lever à midi le museau dans une bassine et remettre ça au Ricard dès le midi ? Je vois vraiment pas l’intérêt…”. Faut bien le reconnaître, c’est pas très intelligent. Mais pour oublier les pignoufs dans son genre il vaut mieux y’aller avec quelque chose de sérieux.

Il y’a plusieurs types de réactions face à l’alcool, et tous les groupes de potes comptent à peu près tous les échantillons de comportement. Vous avez le relou amoureux, celui qui s’endort sur le bar (chez nous il est blond et il est surnommé affectueusement “La Pioche” ou “Piochette”), celui qui devient plus crevard que tous les pédophiles ardennais et belges réunis, celui qui veut mettre des patates à tout le monde ou encore celui qui aime parler et s’inventer une vie en campant sur des positions inébranlables pour un sujet dont il ne connaissait rien 10 secondes avant. Ah j’en oubliais un. J’en connais heureusement pas des comme ça mais on en a tous croisé dans des queues de boite de nuit. Des mecs inconnus au bataillon, ni riches ni pauvres, ni beaux ni moches, qui une fois s’être fait recaler se mettent à hurler des énormes conneries “Mais tu sais pas qui je suis ?! Mec compte tes jours devant cette porte je vais te faire virer. Je baise sur ta famille, vas y enlève ton t-shirt et viens te battre”. Stratégie évidemment payante…

Et puis il y’a moi, celui qui ne se transforme pas grâce à 4 verres, qui ne change ni de voix ni de regard, dans une certaine mesure, et qui finalement grâce à l’expérience arrive à retenir toute cette connerie qui ne demande qu’à sortir. Pour mieux la canaliser, je me concentre sur l’after, évidemment à grands coups de SMS à des copines:

“T’es où ?” ou encore “Tu szors ce.Soir ?” sans compter le fameux “Tu veux que je vienne te border ?” immédiatement suivi d’un “???” face à l’absence de réponse en moins de 10 minutes.

Bizarrement, quand vous étiez en couple, vous croisiez toujours un ancien plan cul qui vous chauffait un peu et qui vous faisait comprendre très clairement que “Si ça te branche on peut aller fumer une clope dehors, ou même chez moi”. Et vous, tout fier, vous reveniez voir vos potes en disant des trucs auxquels personne ne croit plus du genre “Mec tu devrais y’aller, limite tu me rendrais service. Elle est chaude comme une lampe à sodium et moi de toutes façons faut qu’elle m’oublie”. 

Et puis viens le pompon de la soirée. Souvent c’est pas vous qui l’avez vu en premier, mais un bon pote qui se pointe le sourire jusqu’aux oreilles alors que vous commandez votre 14ème verre et qui vous dit sur un ton même pas désolé:

Ah bah tiens j’ai croisé ton ex et toutes ses copines, elles sont là bas au fond. Elles ont une table, ça te dit qu’on y’aille ? 

Ah non non mais moi les gars si elle est là je m’arrache, ça fait trop chier putain !

– Allez on s’en branle, en plus elles ont une table et là impossible d’en avoir une à nous.

Comme un débile, alors que vous feriez mieux de rentrer carrer la glace dans le congel, vous suivez le mouvement et vous retrouvez à cette fameuse table qui vous angoisse tant.

Sur place, on est d’accord, il y’a pas 36 stratégies, soit vous jouez le rôle du mec qui s’en branle, qui ne la calcule pas trop et qui rigole un peu trop fort pour que ce soit honnête, tout en en la zieutant pour s’assurer qu’elle se rende bien compte que pour vous tout va bien. Soit l’alcool vous rend triste, vous faites le chien battu, vous allez lui raconter votre calvaire, elle vous proposera son épaule pour pleurer et vous serez définitivement rangé dans la catégorie des ex losers, expliquant le lendemain à ses copines que vous lui avez fait trop de peine, mais que c’est définitif.
De toutes façons je ne sais pas reconquérir. Du coup j’ai une autre stratégie, celle de la fuite.

Bizarrement à cette soirée là vos anciens plans cul ne sont pas là. Disparus les goodies et les médicaments. Ah si en fait en voilà une, “Comment tu vas toi ?” avec un petit sourire qui explique clairement que vous ne la voyez pas autrement qu’à poil même en doudoune. “Casse toi Buzz, j’ai pas attendu patiemment sur le banc de touche que tu te casses la gueule pour venir te soigner”. 

Qu’à cela ne tienne. Un petit texto à l’ex plan cul préféré parce qu’un peu psychologue:

– Chérie je suis en soirée là, je crois que je me fais chier. t’es où toi ? After dans lequel de nos deux lits ?

– Ah merde mon chaton… je t’aurai bien câliné pour te remonter le moral mais je suis maqué maintenant tu sais ? Allez courage, je t’embrasse, et si tu veux boire un verre demain avec plaisir !

Rien à péter de boire un café avec une putain de coiffeuse aux cheveux teints couleur aubergine, ce que je voulais c’était pas dormir tout seul…

Après les rebonds essuyés sur des proies pourtant faciles car déjà apprivoisées, vous tenterez votre chance avec les autochtones qui se déhanchent tranquillement sur ce qui fait office de dance-floor. Sans déconner, quel est l’intérêt d’aller danser, alors que vous savez pas faire, pour draguer une meuf ?! Vous avez le front en sueur, vous ne pouvez pas prononcer un mot de plus de deux syllabes et la moitié de votre verre se renverse dès que vous faites un pas.

C’est donc généralement seul, toujours sur votre canapé, en fumant une clope devant un film dont vous ne verrez même pas le début que vous vous endormirez.

On est d’accord avec ma vieille tante, ces soirées ne rendent pas intelligents. Elles nous rendent surtout moins riches, moins en forme, sûrement plus con, mais elles sont bonnes sur les nerfs.

Le monde qui nous entoure va à 100 à l’heure et malheureusement souvent pour pas grand chose. Quand on est fatigué à la fois physiquement et nerveusement il faut y’aller franchement, sans se gêner et utiliser ce que le monde occidental nous offre en libre service.

Bon, attendez-vous à faire des nuits blanches et à prendre des crises de tachycardie jusqu’au mercredi midi les amis…

TGIF !!!

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