TGIF – Thank God It’s Friday | L’amour à la plage

by • Jul 24, 2015 • T.G.I.F.Comments (0)3224

Salut les copains,

Me voici ce matin à bord du vol EJ356 à destination de Bordeaux Mérignac. Si ce TGIF vient à être publié en retard, deux solutions:

– L’avion s’est cassé la gueule.

– J’en ai chié pour trouver une connexion dans la capitale du pinard.

En attendant de savoir ce qu’il adviendra de cet avion, la malédiction des transports continue de me frapper. Outre le décollage un poil à l’aube et un réveil à 5H du matin, me voici bloqué entre deux ingénieurs obèses à chemisettes avec poche, non sans avoir oublié d’y passer un coup de déo. Sans dire que je vais jusqu’à espérer que l’un des deux compères lise ce que je suis en train d’écrire, je me dis qu’au moins ils comprendraient que puer dès 6H45 du matin n’est pas normal, même chez un mammifère myope et ingénieur dans l’industrie automobile.

Bref, si cet aéroport de Bordeaux rime en règle général avec début (ou fin) de vacances, c’est aujourd’hui pas du tout le cas. L’époque des grandes vacances qui démarrent mi-juin pour s’achever au milieu de la première semaine de septembre est révolue.

De fait, juste avant de délaisser la machine et de se barrer définitivement afin d’aller polluer des paysages sans doute bien plus beaux hors saison, il s’agit de boucler quelques dossiers. Ca ne laisse que peu de temps pour raconter des conneries. Encore moins pour les écrire.

D’ailleurs quand je dis “se barrer définitivement”, mon naturel optimiste a encore une fois pris le dessus sur la réalité des choses. 2 petites semaines à 1H de vol du bureau, à consulter 4 fois par jour ses mails, à répondre quand même aux clients pas partis aux vacances et à passer ses aprems plage à réfléchir à sa comptabilité, à sa trésorerie toujours en décalage, à sa stratégie commerciale, à ce qu’on peut faire de mieux, à ce qu’on fait de bien, à ce qu’on fait pas, à ce qu’on devrait faire, à ce qu’on ne devrait plus faire, à comment optimiser tel ou tel truc, à ce qu’on peut faire, à comment faire, bref, à faire et à défaire.

Mes amis je vous encourage ! Tel Moïse face à la mer rouge, ou, chacun ses idoles, François Hollande à la Bastille, je vous le dis: entreprendre est la chose la plus bandante qui vous arrivera, bien loin devant une mauvaise pipe en fin de soirée ou une leuleu chirurgicale administrée avec passion et sans vergogne à l’arrière d’une 206 Quicksilver. C’est dur, même très dur, mais de toutes façons rien n’est simple.

Bref, notre épineuse préférée à listé cette semaine la liste des endroits incontournables pour se faire chahuter pendant les vacances. Nos lieux de prédilection sont tellement proches que je vais certainement tenter ma chance et moi aussi connaître les joies du grand amour…

Si la cabane à matelas fait clairement parti des musts, j’ai eu la chance de passer mes vacances d’adolescent dans différents Clubs Med. Du coup, niveau baise en vacances dans des endroits saugrenus, je considère très humblement faire figure d’autorité.

Très jeune, déjà, ma déviance sexuelle était actée. Tandis-que mes copains de mini-club se battaient pour être les premiers à faire du tir à l’arc, de la plongée sous-marine ou du mini-golf, moi, ce qui m’intéressait, c’était de mater les gonzesses. Et puis évidemment pas les moches ou celles de mon âge… Non, moi celles qui me plaisaient, c’était les vieilles de 20 ans ! Bon, j’avais beau mater que les bonnes, j’étais malgré tout à la disposition de la première qui voulait bien faire partager son expérience avec un merdeux. Encore une fois, entre un avion qui veut pas et un Télésiège qui veut, je prends mon forfait !

Cette âme charitable fut découverte par les soins experts de mon demi-frère, de 5 ans mon ainé, au bar du Club Med de Punta-Cana à une heure bien trop tardive pour le merdeux que j’étais en ce temps jadis. Ma dulcinée dont j’ai totalement oublié le prénom, mais l’ai-je seulement su un jour, correspondait exactement aux critères que j’avais coché dans mon cahier des charges de la femme parfaite: Porto Ricaine, comme J.LO. Si j’avais des exigences de star, j’avais donc pris une fille faisant la taille de Mimie Mathy, les seins de Lolo Ferrari mais chargés en graisse, le cul de Loana version 2015, façon montgolfière, et velue comme la mygale de Mimisiku dans Un Indien Dans la Ville. Surtout, elle était parfaitement déboitée à la Téquila, laissant présager une soirée plage rigolote.

Bref, la donzelle était parfaitement dégueulasse, m’attirant même quelques moqueries au sein de mes amis de vacances. Comme ils étaient puceaux eux-mêmes, ils n’avaient rien à dire ! Faut tout de même bien admettre que la copine était pas bien choucarde… mais elle avait su faire naître en moi ce goût pour les amours furtifs et ensablés grâce à son baptême de plein air sur un mauvais transat en plastique vert.

Dès lors, les diverses cabanes à matelas de France et de Navarre sont des lupanars de choix qui flattent toujours son homme.

Bordel, quand j’y pense, je me demande combien de fois j’ai fais ce plan:

– Tu fais quoi après ? Tu bouges ou tu rentres ?

– Je sais pas trop encore et toi ?

– Bah ils vont tous dans une autre boite mais je crois que ça me gave. J’ai une bouteille, ça te branche de faire after sur la plage ?

Je passe sur les détails de la négociation où j’assure à la petite que jamais ô grand jamais je n’envisage autre chose que de boire une bouteille de je ne sais quoi sur une plage déserte et humide, alors qu’on est déjà plein comme des putes en fin de semaine et qu’on va se foutre du sable partout dans le froc et dans les chaussures.

Qu’on soit clair, le taux de réussite de l’opération n’est que de 15 ou 20%, ou quand même de 15 à 20% d’ailleurs.

Petite parenthèse sur un truc qui me paraît irréel mais qui m’a pourtant permis nombre de fois de faire sprinter l’unijambiste avec une nouvelle bonne amie. Fut un temps révolu où j’étais le spécialiste de la pelle de fin de soirée suivie quelques minutes après d’une invitation à coucher, enveloppée dans une connerie ressemblant grosso modo à “J’ai juste envie de partager mon lit avec toi et d’aller déjeuner avec toi demain au réveil. Rassure toi, l’idée n’est pas de brusquer les choses, bien au contraire…”

What is the fuck ? A quel moment une meuf peut croire à une connerie pareille ??? Evidemment que si on crame sa CB depuis une heure à lui payer des putains de Vodka Red Bull qui lui refilent une haleine de teckel grippé c’est pas ensuite pour dormir l’un contre l’autre façon amoureux transis. Ceci dit, il est bien possible que cette posture les arrange pour pouvoir ensuite nous dire au réveil “Je fais jamais ça normalement… Tu m’avais dit qu’il se passerait rien !”. 

Oui j’assume, tout est ma faute, y compris le moment où t’as lâché la rampe en disant “Putain j’ai trop envie de toi”.

Pour en revenir à l’amour à la plage (ahou ahou, tchatchatcha), prévoir une serviette est un excellent moyen pour lutter contre l’humidité très désagréable, le sable qui rentre un peu partout encore plus désagréable et les infections peu ragoûtantes qui s’en suivent. De fait, homme prévoyant que je suis, je ne me ballade jamais sans ma serviette de plage sur le porte-bagages du VTC de grand-mère…

Mais le meilleur moment, si par chance vous réussissez votre coup, c’est de retourner sur la plage le lendemain et de reconnaître quelques traces dans le sable de votre passage, voire un briquet ou la bouteille en question, et de dire à vos potes “Les gars, c’était juste là hier soir”. 

TGIF !!!

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