TGIF – Thank God It’s Friday | Morosité de début d’année

by • Jan 15, 2016 • T.G.I.F.Comments (0)1586

Salut les coquins,

Déjà vendredi et donc plus que temps de venir dégueuler mes 2 ou 3 vulgarités hebdomadaires qui encombrent mon cerveau malade et déviant. J’avais expliqué la semaine dernière en ces lignes que j’étais une grosse lopette d’hypocondriaque mais ces dernières heures m’ont rassuré quant à cette pathologie. Du moins sur le fait que j’étais loin d’être le seul dans ce cas.

Je ne suis finalement qu’un immonde micro-pénis de la maladie imaginaire à côté de la plèbe qui squatte ma newsfeed Facebook.

Pas une journée sans qu’on tombe sur “Non mais enfin qu’est ce qu’il se passe on va tous mourir”, “Dis donc mais il fait pas bon s’appeler Michel”, “Désormais on sait que l’espérance de vie de l’homme s’arrête à 69 ans” ou encore des théories cheloues faisant un lien entre les buts d’Aaron Ramsey, milieu offensif d’Arsenal, et le fait que tout le monde se fasse bouffer par ce putain de crabe dès qu’il marque.

Ceci dit, c’est un fait, il semblerait que l’année 2016 ne soit pas celle de l’augmentation de l’espérance de vie et que les vieilles gloires aient décidé de mettre les voiles fissa, mais enfin tout de même. Et puis soyons honnêtes, le grand n’importe quoi des réseaux sociaux à la suite de tous ces décès est parfaitement fantastique. Débilité parmi les débilités, la superbe page Facebook “Je survivrai 2016” sur laquelle les gens rendent hommage à tous ces nouveaux morts et se congratulent d’être encore là !

Si ça peut rassurer les flippettes, il semblerait que la mort se soit embourgeoisée en ce début d’année et qu’elle ne s’attaque qu’aux génies. Génie parmi les génies, l’ami Jason Chicandier, maintes et maintes fois cité ici bas, a une nouvelle fois su trouver les mots pour se rassurer dans cette morosité ambiante:

“Putain tous les génies lèvent les bottines les uns après les autres bordel et moi qui pète le feu nom de bleu ! A croire que mon niveau de génie doit étrangement ressembler à un Krisprolls sur lequel se serait assis Pierre Ménes !”

Rassurez-vous, la seule épidémie qui sévit sur la France ces jours ci est la gastro-entérite, sûrement parce que vous vous lavez pas les mains bande de dégueux, mais non seulement on n’en meurt pas, mais en plus ça purifie un peu après s’être gavé comme des gorets pendant les fêtes.

Bref, nous voici en 2016, dans un monde où l’Etat Islamique fait sauter une ville par jour, où on dit aux Allemandes violées le soir du réveillon qu’elles n’avaient qu’à pas se balader seules dans la rue, ces putes inconscientes, sans parler des juifs qui troublent lourdement l’ordre public avec leurs putains de kippas qu’ils ont intérêt à quitter manu militari au lieu de foutre la merde inutilement.

Nous marchons donc sur la tête, l’agressé devient l’agresseur et après tout on a qu’à fermer nos gueules nous autres trous duc d’occidentaux.

Revenons en à nos moutons. Ces coups de flippe et ces messages nostalgiques qui nous expliquent que désormais tous les grands de ce monde sont morts, qu’aujourd’hui des artistes comme Bowie ou Freddie Mercury n’auraient pas pu exprimer pleinement leur talent en raison d’une époque bridant la créativité et favorisant les glandus que sont Maître Gimms, M Pokora ou Miley Cyrus ne sont pas fondamentalement faux. Ils arrivent aussi pendant la période de l’année qui serait la plus déprimante selon les Français. Si je peux me permettre d’émettre un avis personnel, on vient de quitter Noël et du coup je pète la forme.

Néanmoins, force est de constater que pour le pékin lambda l’heure n’est pas à la fête mais plutôt à la morosité ambiante. C’est un fait, les Français sont les plus gros consommateurs d’antidépresseurs au monde et nos faces de pet dans le métro un beau matin de janvier n’incitent pas spécialement à la gaudriole et à la joie de vivre. Les fêtes sont derrières nous et irrémédiablement un petit sentiment de nostalgie s’installe pour plusieurs raisons:

– Mine de rien, même si on les trouve bruyants, c’était quand même sympa de voir ses petits cousins et ses petits neveux.
– Notre compte en banque est aussi garni que celui d’un ouvrier Grec à la retraite.
– On est tellement gros qu’on est obligé d’installer un rétro télescopique à notre calebarre pour trouver sa bite.
– La météo est merdique.
– Il faut de nouveau se sortir les doigts et aller au turbin.

En fait, la première quinzaine de janvier ressemble un peu à une longue gueule de bois après 1 mois de bringue. On est fatigué, moche, gros, certainement con également, et on meurt d’envie de rien foutre. Je passe sur notre résolution d’arrêter de fumer qui a tenu 3H, le “au mois de janvier c’est sans alcool” qui a volé en éclat le 3 au soir et la galette des rois qui nous a permis de continuer sur notre belle lancée d’engraissement.

Et puis surtout on commence à comprendre que nos rêves d’un monde meilleur, ne serait ce que pour nos gueules et nos trains de vie, sont déjà rangés au dernier étage de l’armoire et qu’il faudra encore compter sur beaucoup de travail, beaucoup de chatte, et un banquier compréhensif.

TGIF les chéris.

P.S: ces lignes ont été pondues avant que la rédaction apprenne avec stupeur, fracas et une immense douleur le décès du mari René. Sinon, il est bien évident qu’un paragraphe entier lui aurait été consacré…

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