TGIF – THANK GOD IT’S FRIDAY | 14 Novembre 2014

by • Nov 14, 2014 • T.G.I.F.Comments (0)1765

Bonjour jeunes éphèbes,

C’est aujourd’hui depuis le fin fond de l’Ardèche méridionale que je me permets de vous déranger pendant la sieste.

Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais ici on se croirait de retour au printemps. Et je vais vous dire, c’est pas désagréable.

Bon, évidemment, je suis descendu en TGV, et je vous laisse deviner qui a eu la chance de se trouver dans le fameux carré familial avec un couple de parents démissionnaires continuant de faire « gougougou mignon mignon mon petit saucisson » à un mioche d’à peine 2 ans et qui imposait sa loi à tout le wagon… Je suis pas passé loin d’en faire un petit Grégory.

Merci, mille mercis pour tous vos commentaires la semaine dernière. Je vous savais charmants et intrépides, mais grâce à vous j’ai eu l’impression d’être la reine pendant quelques jours, tant vos encouragements lors de mes apparitions publiques furent vives et chaleureuses !

Non blague à part, je me suis surtout aperçu que je n’étais pas le seul à fréquenter ce genre de sites et que la misère sexuelle pouvait finalement frapper n’importe qui, n’importe quand ! Manifestement cet article a délié certaines langues, puisque des potes assez beaux ou même en couple m’ont avoué avoir un petit compte sur quelques sites de ce style, dont certains encore plus privés et bien plus sales…

Chacun fait ce qu’il veut de sa culotte, c’est entendu !

Bref, on n’est pas là pour debriefer mais pour avancer. Avancer… il en est justement question plus que jamais cette semaine chez nous autres effrontés !

Vous l’avez peut être remarqué si vous suivez un minimum notre site et nos réseaux sociaux, mais nous sommes aujourd’hui en semaine 52 de l’éffronté. Les plus érudits d’entre vous auront compris que fêtons donc notre 1er anniversaire !

Un an que ce site a vu le jour, par un beau dimanche de novembre, un an que vous nous écoutez le lundi matin, que vous bavez devant nos Instagirls plus bonnes que bonne, que vous rêver et voyagez devant nos différents articles, et 52 semaines où je me retrouve le jeudi soir seul face à mon écran, à me dire « putain, qu’est ce que je vais bien pouvoir trouver à raconter cette semaine ».

Je vais vous montrer un peu notre cuisine interne, nos coulisses…

Il y’a un peu plus d’un an, Phil et Tim, deux amis se connaissant depuis l’enfance et donc passés par la case touche pipi l’un avec l’autre pour voir si ce qu’ils avaient vu à la télé était vrai, décident de créer un webzine pour homme. Tous les deux passionnés par l’art, l’architecture et la musique, la trame de ce webzine est alors toute trouvée. J’allais écrire « quand on n’a pas de talent on a des amis » afin d’introduire la génèse de ma modeste personne au sein de ce projet à l’époque bien fade, mais ce ne serait pas très chrétien. Nous dirons juste qu’ils cherchaient à créer une rubrique globalement humoristique pour attirer des nouveaux lecteurs et fidéliser tout ce beau monde pour une grand messe du vendredi. Fidèles et uniques lecteurs de mes précédentes saloperies postées sur un blog vulgaire et inconnu, ils décidèrent de me recruter dans le duo, faisant de nous un trio prometteur.

A mi-chemin entre les 3 Mousquetaires et les 2 Be 3, allez savoir qui sera Adel, allez savoir qui sera Portos, le triumverat était créé et était prêt à bousculer la planète sphère. Me disant qu’une opportunité de toucher des revenus publicitaires dans 15 ans ne se refusait pas, j’accepta en pensant au pognon qu’ont du se faire les 3 bee gees en 40 ans de carrière. Et puis 3 ça allait comme partage de l’oseille. Si comme le dit Audiard « les dividendes ça se divise, la réclusion ça s’additionne » il doit plus rester grand-chose aux Musclés !

Appâté par le gain et épaté par dégain, je fonça donc tête baissée, heurtant du même coup la ceinture abdominale de ce grand couillon de Tim. Tim j’en parle souvent dans ces lignes, souvent quand je suis en panne d’inspiration. Comme l’angoisse de la page blanche vient de s’emparer de mon esprit pourtant si (fé)con(d), je vais donc vous présenter le grand Chef, notre moufti, papa, tonton, tata, oncle Tim, Herr General, sa seigneurerie ! Une fois Phil l’a appelé Excellence mais je crois qu’il avait foutu en l’air le site, le fameux « le site est down !!! » et qu’il avait besoin de se faire pardonner par le grand maître. Enfin entre eux ça se règle souvent à l’amitié virile, façon Gérard Depardieu et Michel Blanc dans le merveilleux film de Betrand Blier « Tenue de Soirée » (musique de Serge Gainsbourg).

Cet homme pourtant si bienveillant et si doux a le défaut de ses qualités. Exerçant une profession très branchée sur l’argent, personne ne s’étonnera de ses nombreux exils fiscaux. Aujourd’hui basé dans une région du globe où l’on abat pas de pauvres arbres innocents pour les transformer en timbres fiscaux ou en déclarations de revenus, mais davantage en billets de banque, notre grand gourou gère l’Effronté comme un vrai rédac chef. Thèse, antithèse, synthèse, compte-rendu, deadline, feedback, « t’en es où ? », « mais je croyais que ça devait être en ligne aujoud’hui ! », « les gars on a un reach de malade ! » ou encore « putain mais cette photo est en 250×360, combien de fois faudra que je dise que c’est pas sizé ?!!! » sont ses formules favorites.

Ce qui est remarquable chez lui est à la fois ce grand sens de l’organisation, sa sagesse, mais en même temps sa créativité. Triple compétences rarement compatibles dans une seule caboche. Il est à l’origine de pas mal de rubriques qui font aujourd’hui ton bonheur, toi internaute conquis, toi lecteur attentif et patenté !

Et puis il y’a Phil. Phil est notre geek. Si aujourd’hui le site est joli et bien référencé, nous lui devons. Souriant mais peu ouvert à la contradiction, il entame souvent ses journées par un retentissant « ça va dude ? » faisait le bonheur de ses collègues et petits camarades. Lui devant le respect car finalement c’est l’homme qui m’a recruté, devant même certainement à l’époque insister auprès de l’autre pour introduire le loup dans la bergerie, il faut admettre que ses articles ne sont pas légion, bien que toujours remarquablement documentés et efficaces. Pourtant, il a su se rendre indispensable grâce à son sens du buzz, à ses compétences en langue anglaise tout à fait fameuses, à ses oppositions permanentes à mes propositions et à son Bescherelle ingurgité au petit-déjeuner alors qu’il n’avait que 3 ans. Notre rendez-vous musical du lundi est toujours à la pointe grâce à ses pépites dénichées depuis les toilettes de ces fameuses boites de nuit du nord de l’Europe depuis lesquelles il porte fièrement les couleurs de la France du Général de Gaulle, celle qui plie mais ne rompt pas !

Phil nous apporte cet esprit de contradiction qui en devient fédérateur. C’est parce qu’on sait qu’il va nous balancer un argument pourri contre une proposition qu’on veut étayer notre thèse. C’est parce qu’on sait qu’il va nous casser les couilles modèle géant qu’on veut avoir raison. C’est parce qu’il nous emmerde qu’on se sent finalement si impliqués dans ce site.

Je me souviens du jour où Phil m’a appelé pour me demander un lien vers ce fameux ancien blog. Il m’avait vaguement expliqué le projet de l’Effronté et dans ma tête je m’étais dit « De toutes façons je vais écrire 4 articles, le temps qu’on se rende compte que ça ne marchera jamais ». Faut dire que le deal était quand même particulièrement relou : pondre toutes les semaines un article long comme une messe en latin, je sentais que ça allait vraiment me les briser !

Et puis il y’a pile un an, alors que je contemplais des culs en train de s’ébattre sur de la musique orientale dans la marina de Dubaï, j’écrivais le premier né des TGIF. A l’époque je pensais plutôt donner des bons plans week-end aux internautes, leur dire quoi foutre quand ils en auraient eu marre de bourrer des coiffeuses alcoolisées à l’arrière de leur Fiat Punto. J’avais eu des retours sympas des premiers copains à nous lire, qui trouvaient le site bien foutu, les articles pertinents, les TGIF souvent agréables à lire… enfin je me suis fait avoir à l’égo et me voici maintenant esclave de vos vues.

Si vous pouvez d’ores et déjà venir me souffler sur la bougie en l’honneur de ce premier printemps, les 2 autres Effrontés se joignent à moi pour vous remercier du fond du cœur pour vos encouragements, vos retours « feedback is a gift » comme le dit Phil, et surtout pour vos visites en constante progression pour atteindre des chiffres qui nous flattent et nous hallucinent !

TGIF mes amis, bon week-end !!!

MERCI !!!!!

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