TGIF – Thanks God It’s Friday | 17 janvier 2014

by • Jan 17, 2014 • T.G.I.F.Comments (0)2331

Pas fâché de voir arriver le week-end. Autant j’ai pas vu passer la semaine à force de bosser comme un con, autant je suis fracassé à force de me coucher à 1H30 du matin et de me mettre des caisses de semaine.

Hier soir c’était un peu la frénésie en capitale des Gaules. Notre ami le tenancier du Riva, bar célèbre entre Rhône et Saône et repère de tous les couillons faisant preuve d’une intelligence redoutable dès qu’il s’agit de boire un godet, nous avait convié pour les 3 ans de son rade. Get 27, musique à fond, des bises qui claquent, des mains qui se serrent… juste de quoi se coucher encore une fois trop tard et se réveiller avec un sumo sur la joue droite. L’avantage c’est qu’en guise d’apéritif nous avions eu droit à une belle dégustation de vins de la vallée du Rhône avec mon groupe de jeunes entrepreneurs (ça en jette hein ?) au cas où on se rate…

Bref, nous y voili, nous y voilà (et voili voilou si ça vous fait plaisir), ça commence à sentir le week-end.

Justement, le week-end, parlons en. Enfin la fin de la semaine au sens littéral du terme et pour ne pas fâcher nos amis défenseurs d’une langue française sans anglicisme.

Petits, nous attendions le week-end pour pouvoir profiter de notre chambre et de nos jouets. Si nous étions sages, on avait le droit de se coucher un peu plus tard que d’habitude pour regarder la télé avec nos parents. Quand on y pense, ils auraient mieux fait de nous habituer direct à nous coucher tard, ça leur aurait éviter de se faire réveiller à l’aube pour quémander le petit-déjeuner. “mais on avait dit qu’on ferait des Knackis” “mais enfin mimi il est 10H !”

Vers le début de l’adolescence vint les premières booms. Après-midi festifs se déroulant généralement dans un garage où chacun pouvait sortir ses plus beaux habits pour séduire le sexe opposé. Très généralement, les filles restaient entre elles au milieu de la piste de danse improvisée (le terme Dance Floor viendra sur nos lèvres bien plus tard), tandis que les garçons, bien plus bébés que les filles à cet âge là, faisaient les beaux vers le buffet en espérant réussir à se la coller au jus d’orange. Dans quelques cas, une cigarette faisait son apparition, son propriétaire devenant l’attraction numéro un de l’après-midi. Quoi qu’il en soit, les pulsions sexuelles chez les mecs démarrent à ce moment là de leur vie, début donc d’une frustration partie pour durer quelques années. Enfin tout dépend des cas…

Vers 15-16 ans, il est admis que l’on a le droit de faire quelques trucs sans la présence systématique d’un adulte. Quelques soirées commencent à être organisées chez les amis ayant la chance d’avoir des parents acceptant de les laisser un week-end sans surveillance, ou qui ont des grands frères cools. A cet âge là il est convenu de fumer et de boire des bières si l’on veut briller en société. C’est de toutes façons à ce moment là que l’on a nos premières relations amoureuses, et bien souvent sexuelles. Nous ne sommes pas encore des adultes mais on est persuadé que oui. Généralement, les vendredis après les cours sont passés dans un bar à proximité du “bahut”, les samedis après-midis à faire du sport pour les garçons, du shopping pour les filles, en préparation de la fameuse petite soirée du samedi soir, point d’orgue du week-end qu’il ne faut surtout pas manquer pour ne pas passer pour un blaireau (maintenant on dit boloss), et ne pas être largué dans les discussions de la semaine en cours. “Putain mais Kevin il m’a trop fait rire quoi, en plus il était trop beau avec sa chemise à carreaux”. C’est à cette période que les filles ne parlent pas mais qu’elles crient, que les mecs sont ultra cons et que leurs parents ont des envies de meurtre. On les comprend volontiers…

de 17 à 22 ans, les soirées se ressemblent un peu, savant mélange de soirées chez des potes et de sorties en bar/boite/pub, mais aussi de devoirs, révisions et autres réjouissances propres à la scolarité. C’est la fin de l’âge con et le moment où notre avenir se joue. Chacun en a généralement bien conscience mais on ne vit qu’une fois. Question sexualité, c’est la fête à neuneu, les filles devenant même plus intéressées que les mecs sur le sujet. Si vous êtes pas trop con, un minimum beau gosse et que vous êtes sympa, vous serez vite le champion.

de 22 à 25 ans, les premières gueules de bois bien difficiles pointent le bout de leur nez. C’est d’ailleurs pendant ces 3 années que l’on entendra le plus souvent “oh non mais je bois plus une goûte d’alcool quoi !!!”, avec la réponse du pote marrant “enfin jusqu’à ce soir quoi, hihihihi”. Les soirées ressemblent pas mal à celles que nous passons depuis des années et une lassitude commence à se faire sentir chez chacun. D’autant plus que c’est la période où tout le monde a réussi à plus ou moins se maquer, entraînant des petites jalousies et révélant des profils pantouflards chez des potes jadis rois des podiums. “Putain mais depuis qu’il est maqué il sort plus, il fait trop chier.”

25 ans est là. Sauf les futurs médecins et juristes, tout le monde bosse et gagne un peu sa vie. Enfin non je rectifie, tout le monde est en âge de bosser et, crise aidant, la moitié des copains cherche du boulot.  C’est à cet âge là qu’on opte plus volontiers pour “un petit resto, j’ai réservé pour 10, après on verra ce qu’on fait mais on peut quand même aller prendre un verre.” En vérité c’est à ce moment qu’on fait les plus grosses soirées, notre corps en ayant vu d’autres et notre porte feuilles étant capable d’assumer une petite folie de temps en temps. Cette grosse bringue, généralement le vendredi, donne un samedi plus facilement passé autour du comptoir d’un pote qui a eu la bonne idée de se prendre un appart avec cuisine US. Pour quelques uns, le week-end s’achèvera avec un bon marché le dimanche matin suivi d’une bonne bouffe, ou d’un “brunch” pour ceux à qui il restera encore quelques deniers dans nos maigres bourses. Cette période qui allait autrefois jusqu’à 30 ans peut aujourd’hui aller jusqu’à 35 ans.

Cette période est d’ailleurs selon moi la meilleure de notre vie, âge où l’on construit, où l’on est assez responsable pour s’amuser sans oublier de bosser.

Toutefois, âgé de mes 27 ans, il m’arrive encore de dire pour plaisanter “vivement la semaine que l’on se repose du week-end”. Ce luxe va malheureusement bientôt disparaître et viendra le temps où le week-end servira à recharger les batteries et à profiter de notre femme et de nos enfants. Ce temps qui sera sûrement très heureux arrive vite, très vite.

C’est pourquoi les amis je vous demande de profiter de votre jeunesse et de vos week-ends festifs tant que vous pouvez. Parce qu’on se souvient tous de la première fois où l’on est allé en boite, mais ce sera que des années plus tard que l’on saura quelle fut la dernière…

Bon week-end !!!

 

 

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