Le petit guide de l’afterwork by l’Effronté. 

by • Mar 16, 2016 • LifestyleComments (0)1963

Tendance encouragée par les managers fraîchement sortis de leurs écoles et de leurs soirées étudiantes, l’afterwork consiste à aller boire des verres, supposément alcoolisés, avec trop de gens que vous n’aimez pas.

L’Effronté vous dévoile son manuel de survie spécial after-work.

Y aller ou pas ?

En effet la question se pose. Bien que l’afterwork soit un passage obligé de la politique « corporate » et que ça favorise le « team-building » you know,  les 3/4 du temps, avouons, c’est chiant. Obligé de vous coltiner le comptable qui ne sort jamais ou la directrice d’un service obscur (à qui vous n’avez jamais parlé autrement que par e-mails) et qui va vous dérouler la life de ses mômes photos moches à l’appui. À l’inverse si vous êtes dans une start-up, vous passez déjà toutes vos heures de boulot à vous branler la nouille avec vos collègues en open-space, pas la peine de faire ça EN PLUS sur vos heures de temps libre. Si vous n’allez pas en after-work  le jeudi soir vous passerez certainement pour un sinistre connard. Si ce n’est pas déjà le cas, ne laissez pas passer cette chance.

N’organisez JAMAIS un afterwork !

Envoyer un évènement “afterwork” par e-mail que tout le monde enregistrera dans son Google Calendar sans y penser, c’est d’un triste ! On prévoit d’aller boire un coup comme on organise la réunion brainstorming du lundi. En même temps vous n’allez pas envoyer un putain de texto. De toute façon vous n’avez pas le numéro de Machine-La-Meuf-de-l’Accueil. Et puis si l’idée vient de vous, VOUS allez devoir choisir un lieu qui convient à la majorité des glandus avec qui vous trimez: bar à vin, espace lounge, pub, terrasse, salon de thé, mac do… quoi qu’il arrive cela ne conviendra jamais et vous allez finir dans le bar le plus impersonnel, moche et bondé de votre ville. Laissez quelqu’un d’autre se casser le cul  et arrêtez de vouloir être sympa, ça commence à devenir chiant.

Afterwork + boss = danger

Soit vous vous entendez hyper bien avec votre boss et dans ce cas vous êtes un putain de lèche-cul, soit, bon, c’est seulement votre boss. Dans ce cas il est fort probable que le patron s’invite de lui-même histoire de foutre une ambiance de merde en empêchant tout le monde de se bourrer la gueule un jeudi soir, question de productivité. Si malgré tout vous êtes un thug et vous vous beurrez devant votre supérieur, sachez que vous risquez de révéler une grosse connerie, comme par exemple que c’est vous qui avez photocopié vos burnes sur tout une ramette (oups !). Si le boss c’est vous alors arrêtez de lire cet article, vous ne serez jamais invité à un afterwork parce que personne ne vous aime.

De quoi parle-t-on en afterwork ?

Arrêtons de nous mentir, généralement un afterwork est l’occasion de parler boulot, ENCORE ! Comme si les pauses clopes et la pause dej’ ne suffisaient pas. C’est vrai que débattre du dossier en cours dans un lieu bruyant avec fond sonore de musique pourrave c’est tellement plus pratique ! Au bout d’un certain temps la conversation va invariablement glisser vers des sujets perso. Une fois passé le sempiternel « tu fais quoi ce week-end ? » deux collaborateurs, échauffés par le jaja vont se mettre sur la gueule pour une histoire de vol de trombones et votre meilleur collègue va tenter de pécho la directrice marketing qui, suite à une main baladeuse, déposera une main courante.

afterwork

Qu’est ce qu’on boit en afterwork ?

Toute la question se pose. Si vous avez l’ambition de commander un jus de fruit ou un coca, vraiment, restez chez vous. L’afterwork est au monde du travail ce que la 3ème mi-temps est au rugby. En revanche, commencer directement par la tequila, ça risque de faire tâche. Et puis vomir sur les pompe de la petite stagiaire que vous trouvez canon, ce n’est vraiment pas le bon plan. Le B52 flambé c’est mort ! Vous n’avez plus 20 ans ! Attaquez de façon soft par une bière ou un verre de vin à renouveler toute les demie-heures jusqu’à une ivresse relative mais maîtrisée. Ne prenez jamais de champagne, même si la boite paye la note, pour pas passer pour une pince. On sait que vous avez encore cette histoire de prime de Noël en travers de la gorge, pas la peine d’en rajouter.

Organisez un after-work avec vos potes.

En fait le mieux pour se détendre après une dure journée à faire semblant de travailler en mattant les insta’girls c’est encore de faire un afterwork avec ses potes. Vous pouvez attaquer direct avec le whisky pur et ils vous ont déjà vu à poil, pas de malaise. Vous parlerez meufs, sport, investissement immobilier, on s’en fout, mais pas boulot. Vous pouvez même organiser ça chez vous pour pouvoir rouler directement du canap’ au pieu. Mais quelle idée géniale ! Seulement voilà, un afterwork avec des potes ça s’appelle un APERO ! Révélation !

En cas de gueule de bois.

Si votre N+1 faisait partie du désastre de la veille, appelez-le depuis votre lit, échangez quelques borborygmes post-cuite et raccrochez. Il est certainement dans le même état que vous et ne vous en tiendra pas rigueur. Si vous allez au boulot dans un élan exceptionnel de courage, rassurez-vous, la moitié de vos collègues étant dans le mal absolu, la pause café sera remplacée par une pause aspirine. En revanche, si vous êtes le seul à ramasser, n’y allez surtout pas ! Pendant que vous enlacez la cuvette des chiottes tendrement, tout l’open-space est en train de se foutre de votre gueule (oui, vous avez chanté Les Lacs du Connemara debout sur le bar la veille). Restez chez vous, et attendez patiemment votre lettre de licenciement pour faute grave en recommandé en n’oubliant pas de bien vous hydrater.

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