La sortie du dernier Star Naze…

by • Dec 16, 2015 • LifestyleComments (0)2342

« J’ai deux invitations pour une séance du dernier Star Wars !»

s’est exclamé mon mec en brandissant les invits’ sus-nommées. Oh la déception ! Moi qui imaginais une soirée verre(s) de vin/ manucure / Netflix me voilà condamnée à aller regarder ce fameux Star Naze, un film de SF pop-culculture avec les geeks…au cinéma en plus. Les toiles de la mort.

Vous dire que je ne trépignais pas d’impatience à l’idée de la sortie en salles de ce film serait un euphémisme. L’agitation de la tweetosphère et autre Facebook m’a d’ailleurs laissé pantoise. Preuve, s’il en est, que l’industrie du cinéma se porte bien quand il s’agit d’explosions numériques et de soucoupes volantes (hein ? quoi ? on dit des « vaisseaux spatiaux » ?…)  Le réseau social a même proposé un filtre spécial pour les photos de profil. Merci Facebook, mais le laser sur ma gueule c’est pas pour tout de suite. Non mais vraiment ! Oui j’ai déjà vu Star Wars, mais j’ai aussi vu La Soupe aux Choux, par acquit de conscience, ce n’est pas pour autant entré dans la liste de mes films préférés. Je vous fait un topo.

Premièrement, l’ordre est assez compliqué vu que le 4 est le 1, le 5 le 2, le 6 le 3 et le 7 le 7 et inversement. Vous me suivez ? Moi non plus.

Alors pour la fable, c’est des magiciens en peignoirs et des bébêtes chelous en effets spéciaux nazes qui se battent dans l’espace avec des pistolets qui font « piou piou piou » et des sabres néon. Entre deux bastons inter-galactiques, les personnages se lancent dans de grandes intrigues politiques. Certaines scènes sont aussi palpitantes que la chaîne Public Sénat. Mais cette dimension socio-politique, n’est qu’un prétexte, une pâle patine de profondeur sur un vide sidéral.

Star-Wars-Princesse-Leia

Seul avantage notoire de la saga, une apparition dans le 6…enfin le 3… d’un jeune Jedi torse nu avec lequel je ne refuserais pas une petite croisière en hyper-espace. Mais pas de quoi non plus faire tomber ma culotte sans la toucher. Le tout reste évidemment très chaste, malgré une histoire d’amour de colonies de vacances. Oh oui, roulons nous dans un champ de fleurs en riant ! Moi je fais ça je me retrouve avec la tronche de Jabba le Hutt (gonflée, yeux globuleux et morvelle… problèmes d’allergie ma gueule !) À la fin les méchants meurent et les gentils gagnent.

Depuis l’annonce de la sortie de ce nanard, tous les nerds de la planète se massent les bouliches en faisant des plans sur la comète. Evidemment, les puristes s’entretuent, c’est là leur principale activité, à tenter de sentir les changements dans la force du scénario. Une base de rebelles crie carrément au blasphème, s’en référant à la saga originale comme les Américains à leur Constitution. Disney tente la contre-attaque marketing et ça empire. Néanmoins, Mickey Mouse brasse quelques millions au passage en vendant tous les trucs les plus improbables estampillés Star Naze, du balai de chiotte au string en passant pas la machine à pancakes et le déguisement pour clébard à sa mémère. J’ai du poser un embargo galactique sur l’achat d’un pommeau de douche merdeux-D2 par mon cher et tendre. Certains abrutis dépensent pour quelques jouets collector plus de blé que lorsque Booba fête son dernier album. C’est triste.

D’autres, encore plus hardcore, se mettent carrément au jediisme (sans rire) et décident d’embrasser pleinement l’appel de la force faute, certainement, de pouvoir embrasser quoi que ce soi d’autre. Déjà que je trouvais mon club de yoga un peu sectaire sur les bords (mes chakras ? comment ça mes chakras ? ), les geeks ont fondé un club de Yoda en herbe, entre l’église et le dojo. Un concept mi-philosophique, mi-dichlorien. Hé les gars je me permet de vous le rappeler : les sabres lasers n’existent pas !

L’invitation à la soirée Star Wars précise que si tu viens déguisé c’est mieux… Ouais ouais ! Et ta soeur Skywalker ? Au pire je me rase pas les gambettes pour un léger effet Chewie… mais compte pas sur moi pour le bikini de Leia. Déjà que tu t’octroies le droit de décider du programme de ma soirée, ne t’occupe pas d’mes fringues, je gère. Je vois d’ici le débarquement de rigolos sous des draps à capuche se battant avec des tubes en plastiques…L’attaque des clowns ! Avec un peu de chance ce soir je m’endors devant le film histoire de ne pas avoir à endurer ça, et le retour du jeudi au bureau sera presque un soulagement après cette soirée merdique.

Devant mon air dubitatif Le Boyfriend a râlé, refusant d’y aller en solo. Néanmoins ma participation à cette soirée me donne un nouvel espoir : si j’y vais, il ne pourra rien me refuser. À charge de revanche. Des sites qui vendent des sacs de luxe ce n’est pas ce qui manque, si vous voyez ce que je veux dire. Le garçon va assister incessamment sous peu à un réveil de ma force de persuasion. J’ai donc accepté, à contre-coeur et avec une idée derrière la tête. À cette annonce, Le Boyfriend s’est réjoui en battant des mains comme un abruti. Ainsi s’éteint ma liberté, sous une pluie d’applaudissements.

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