TGIF – Thank God It’s Friday | C’est combien ?

by • Apr 24, 2015 • T.G.I.F.Comments (1)9685

Amis du vendredi, bonjour.

C’est encore une fois enfermé depuis le haut de ma mezzanine qui me sert de bureau alors qu’il fait un temps quasi estival que je me creuse le bonnet pour trouver de quoi vous distraire cette semaine, vous jeunes intrépides ayant soif de loisirs, de grivoiseries, de sensations fortes et de cochonneries littéraires.

Mon post de la semaine dernière à propos des retrouvailles avec des ex m’a d’ailleurs valu SMS d’insultes, commentaires indignés et même une qui s’est sentie visée personnellement et qui n’a pas manqué de me dire que c’est elle qui avait finalement payé le Chablis. Va faire comprendre aux cons que je ne raconte pas que ma vie en ces lignes, que toujours je la romance, que souvent je l’invente !

J’ai le souvenir d’un ami qui, pour oublier son ex, partait se cogner des petits tapins sans rien dire à personne lors de séjours culturels dans des villes bien saines telles que Amsterdam, Barcelone, Budapest ou La Jonquera. Cette dernière est une charmante bourgade espagnole où, selon l’ami Stéphanois Jason Chicandier, chaque dépense est déductible des impôts. A noter tout de même que les filles que l’on paye sont celles qui nous coûtent le moins cher…

On s’est tous posé la questions une fois dans sa vie: si je vais a Amsterdam, que je passe dans le Red Light District, que je tombe sur un tapin qui me fait lever le porte manteau et que j’ai 50 balles sur moi, qu’est ce que je fais ?

Les mecs honnêtes diront:

Ah bah mon gaillard je lui fais tomber un bifton et j’y casse tout la dedans.

Les mecs un peu borders se contenteront d’un pudique:

Ah tu sais bien qu’à force de passer devant tu risques de craquer, du coup je crois bien que je serai obligé de changer de route si je veux pas décrocher. 

Les faux-culs s’exclameront avec une indignation feinte:

“Ah non mais jamais de la vie, c’est totalement contraire à mes principes” tout en nous montrant des photos de sa dernière copine trouvée sur Tinder en train de se tripoter le bouton.

Pendant mes études, j’ai eu la chance d’effectuer des stages ou séjours Erasmus dans des contrées aussi charmantes que Tallinn, Estonie, ou Rotterdam, Pays-Bas. C’est dire si j’ai pu réaliser une véritable étude sociologique sur le comportement des jeunes hommes face à cet immense fléau qu’est la prostitution.

En fait, pour tout raconter, j’avais déjà pu avoir un net aperçu de la résistance des mecs face au sexe entre deux personnes consentantes régies par un contrat commercial ratifié par les deux parties lors d’un séjour à Prague.

Pour provoquer un peu l’assemblée, je me souviens avoir dit:

Moi les gars, ce soir je vais au bordel !

Réaction de la part d’un bus entier, oscillant entre le dégoût et le mépris.

Ah mais mec t’es dégueulasse, tu vas pas aller aux putes c’est répugnant.

Qui-ai je croisé, faisant la queue devant le fameux “Prague Cabaret” le soir même ? La moitié du bus, avec en tête de gondole le petit coincé du fond de la classe, celui qui venait en cours en vélo Ile de Ré Style et qui mettait des pinces pantalons fluos pour pas abîmer son froc en velours marron.

En Estonie, c’était une autre manière de voir les choses. Afin de faire la part belle aux clichés, la prostitution et le système des maisons closes ont été abolies. De fait, si tous les 100 mètres vous tomberez sur des établissements roses, avec des larges rideaux et portant des enseignes comme Gentleman’s Club, Tallinn Cabaret ou encore Can-Can Club, vous rentrez en fait dans un bar à lapdance, où les filles ne sont officiellement embauchées que pour chauffer le touriste occidental bedonnant et libidineux, sans toutefois y glisser la main dans la culotte même en échange d’un billet.

Un point commun partagé par les mecs du monde entier: quand on rentre dans un clac, on est toujours en demi-foulée pour pas qu’on nous voit. Quand on en sort c’est pire. Un mec qui sort d’un bar à flutes a souvent un mouvement de jambes assez incroyable. Conscient qu’il risque de passer pour un immonde pervers, et peu fier de la performance qu’il vient de réaliser, il réussira a effectuer un mouvement de 90 degrés avec ses pieds en claquant la porte, afin de faire croire qu’il ne sort pas du tout de cet endroit mais qu’il continue tranquillement sa route comme tout un chacun.

De toutes façons, comme disait Bigard, dans ces cas là les couilles vides marchent bien plus vite que les couilles pleines !

Toutefois, clairement, en sortant des boites de nuit, vous aviez la file des taxis et la file des putes. Il suffisait donc de savoir si vous vouliez sortir ou rentrer… De temps en temps la bougresse peut être sournoise, et le connard de 22 ans, fraichement débarqué de sa France natale, peut être bien naïf.

Dialogue authentique que j’ai eu avec une sublime balte à 4H du matin en mars 2009.

– Bonsoir, tu n’es pas Estonien toi…

– Bonsoir, non non je suis Français. Ca se voit que je suis pas Estonien ??

– Oui, vous les Français vous avez un charme si particulier… 

La connasse a joué sur les clichés. Mais à 4H du matin, 2 grammes, le nez dans sa gigantesque poitrine, on est persuadé d’être un missile.

– C’est gentil… tu veux une cigarette ?

Avec plaisir, ça te dit qu’on marche en direction de chez toi pendant que je fume ? 

Moi, la voix balbutiante et dans un Anglais devenant de plus en plus approximatif.

– Euh oui, oui, tout à fait… enfin tu sais j’habite vraiment juste à côté. 

– Super, comme ça tu me feras visiter ton appartement… 

10 minutes plus tard, persuadé d’avoir fait le coup du siècle, c’est à travers des yeux légèrement embrumés que j’apercevais cette grande tige turbo meulée ôter son soutien-gorge. 15 minutes plus tard, elle se rhabillait en m’insultant. C’est en effet durant ces 5 minutes que j’ai compris que la donzelle était en rendez-vous client et qu’elle allait me coûter plus cher qu’une cigarette.

Imaginez ma gueule devant une nana seins nus, me disant “I’d love to make love with a French Guy” du bout de ses lèvres rougies par un cosmétique bas de gamme, et ajoutant comme dans un souffle “For only 50 euros we could have a lot of fun together”.

Alors oui je l’ai viré de chez moi, oui j’ai regretté, et oui je met n’importe quel mec au défi de m’affirmer qu’il n’aurait pas checké dans son porte feuilles s’il ne tombait pas sur un billet orange…

Aux Pays-Bas c’était différent. Après avoir arpenté 8 fois les rues du Red Light, faisant des clins d’oeil à toutes les petites puputes qui décoraient les vitrines, il y’a un moment où j’ai lâché la rampe !

– “Je vais m’en cogner une !” ai-je fini par beugler devant un clac, le froc déjà tombé à mi-cuisse, avant de dire à la petite beauté “c’est combien ?”

C’est au moment de demander au camarade qui m’accompagnait de me prêter un billet de 50 que le salut vint.

– Tu vas quand même pas faire ça ?

– C’est bon on s’en branle, quand t’es à Munich tu bois de la bière, moi je suis à Amsterdam donc je vais aux putes. Je fume pas de weed, faut bien que je goûte aux spécialités locales. 

– Buzz, tu vas bader demain au réveil et tu le sais… 

Grâce à ce grand moment de l’histoire de la psychologie masculine, j’ai rengainé mon ben et ai filé droit jusqu’à l’automobile, les couilles pleines mais l’esprit libre.

En fait je pense que les putes, c’est comme les films pornos, ça divise les hommes en deux grandes catégories. Il y’a ceux qui y vont, et ceux qui mentent.

TGIF les copains. Rassurez-vous, ce week-end il pleut…

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