TGIF – Thank God It’s Friday | Anti-Vegan

by • Feb 17, 2017 • T.G.I.F.Comments (0)7743

Salut les coquins,

Bordel de Dieu ce que ça fait du bien de voir un peu de soleil poindre à nos fenêtres et d’entendre quelques oiseaux printaniers se mettre à pousser la chansonnette à la campagne.

Mon père, toujours très précis sur les sujets météorologiques, m’a même affirmé avoir vu des lézards se faire bronzer au bord de la piscine mardi. C’est dire si tout va bien.

Il s’en faudrait de peu pour voir défiler sur les réseaux sociaux des photos d’orteils vue mer ou vue piscine, légendées d’un “Comme un lundi”, “On n’est pas bien ?” ou “Mieux là qu’en taule”. 

Moi, ce qui m’excite en cette quasi fin d’hiver qui me rend impatient d’être pendant les ponts du mois de Mai, c’est la perspective du retour des barbecues, avec les potes, le pack de HK et le pinard.

C’est sûr, moi, ce qui me branche, c’est pas les trucs de vegan ou de pisses froid.

Je dois reconnaitre que, fut un temps, je confondais végétariens et végan. C’était avant de me faire reprendre violemment par un chouette représentant de cette dernière catégorie, qui me signalait que les végétariens étaient des petites bites et qu’ils allaient pas assez loin dans le processus.

Un peu comme Hitler qui explique à Goering qu’il est pas assez antisémite.

En écrivant ces lignes, je sais que je vais passer pour un ringard, un énorme plouc ou tout simplement un gros connard, mais j’en suis fier: je déteste ces nouvelles modes alimentaires de peignes cul qui nous empêchent de faire ce qu’on veut et qui se prennent pour des légendes.

En fait, le fond de ma pensée, c’est que le veganisme est au plaisir ce que le coup de pied au cul est à la tendresse.

Je suis fâché contre cette caste depuis son origine mais cette haine se renforce jour après jour ces derniers temps, depuis que cette race prolifère comme des rongeurs et sort du bois avec fierté.

En janvier, en capitale pour le boulot, je demandais à mes interlocuteurs où ils souhaitaient que je les invite à diner suite à notre réunion.

– Oh bah il y’a un super restaurant Ethiopien à côté du bureau. Vous aimez la bouffe éthiopienne Adrien ?

– Bah écoutez je savais déjà pas qu’ils avaient à bouffer là-bas, du coup je peux pas vous répondre.

Certes la blague n’était pas méga drôle et avait une mauvaise odeur de racisme un peu larvé, mais le regard que m’a jeté cette connasse de Parisienne m’a bien fait comprendre que j’étais le dernier des demeurés.

Oui, moi j’aime le petit bistrot franchouillard qui sert du quasi de veau avec du gratin dauphinois, oui j’aime aussi les sushis, les ramen, les bo bun et toutes les cochonneries de connards qui bouffent derrière leurs ordis en disant “Je peux pas venir dèj avec vous, je suis sous l’eau grave !!”. 

Mais là, il semblerait que j’ai raté un tournant important.

Ça a commencé avec le sans gluten. Je ne conteste pas que certaines personnes puissent tomber vraiment malades en bouffant du gluten, mais comment faisaient-il avant ?

Et puis, étonnamment, une fois que ce régime “Gluten Free” a été repris dans les magazines de poufiasses et que certains illuminés nous ont expliqué que c’était fashion, tout le monde a commencé à s’y mettre.

– Tu veux te faire une pizza à midi ?

– Ah non je peux pas, je suis intolérant au gluten…

– Ah bon ? Mais la semaine dernière on a bien bouffé une pizza ensemble non ?

– Euh… Ouais… Mais en fait mon allergie s’est déclarée ce week-end… 

Et puis maintenant, les vegan. Ou les végétariens. Enfin on sait plus très bien ce qu’ils sont d’ailleurs, à part des casses couilles de première.

Qu’on se le dise, je n’ai pas pour habitude de m’en prendre à toute une communauté et à faire des généralités inutiles. Aussi, je déteste tirer sur l’ambulance et force est d’admettre que ces gens un peu bizarres intriguent bien souvent leurs contemporains.

En fait, ce qui me dérange chez les végan, ce n’est pas le fait qu’ils souhaitent bouffer des graines, ne prendre aucun plaisir, payer une tonne pour bouffer de la merde puis finir par chier dans une litière parce que c’est beaucoup plus écolo. Oui je sais, tout n’est pas lié mais enfin le portrait robot est souvent celui là.

Ce qui me dérange, c’est que dans leur esprit, les autres sont tous des cons.

Depuis mon adolescence, j’ai une haine absolue des principes figés et j’ai une fâcheuse tendance à être un gros con. A savoir que, si j’ai très envie de faire un truc, il suffit qu’on m’oblige à le faire pour que je ne veuille plus.

C’est un peu pareil avec les vegan en somme.

Ceci dit je suis d’accord. Notre planète, la croissance du nombre d’habitants et la dérégulation agricole nous obligent, notre génération, à consommer de façon plus raisonnable. Du moins, plus consciente des enjeux d’aujourd’hui et de demain dans l’optique de laisser à nos gosses un monde pas trop pourrave et surtout moins malmené que celui que nous avons trouvé lorsque nous sommes arrivés.

Pour autant, est-ce que la santé de notre bonne vieille planète et l’avenir de nos enfants doivent nécessairement être défendus par des cradingues à cheveux gras qui bloquent la circulation déguisés en poulet ?

Ces cons là n’ont rien trouvé de mieux à faire que de défiler avec des cercueils au son de la marche funèbre dans la rue pendant les fêtes. A part se faire insulter et faire chialer les gosses, ils n’ont pas défendu grand chose…

Fallait les voir, aussi, un samedi après-midi de janvier, en plein centre de Lyon, pendant que je faisais mes petites soldes de petit connard. Ils étaient une trentaine, déguisés en tous les animaux de la ferme, allongés sur la chaussée, des t-shirts “Anarchy” sur le dos et des mimiques supposés imiter la souffrance animale dans les abattoirs. Non seulement tout le monde se foutait de leurs gueules, mais personnellement j’avais très envie de leur cracher dessus histoire qu’ils aient droit à un semblant de douche.

Quand ce ne sont pas les cradingues dégénérés, on se tape les sectaires jusqu’au-boutistes.

Dans mon job, j’ai la chance de bosser avec un paquet de restaurateurs et de m’occuper, pour certains, de leurs réseaux sociaux et de leurs pages sur les fameux sites d’avis en ligne genre Trip Advisor.

Certains avis sont bons, d’autres un peu moins, mais on reste dans des règles logiques. Pourtant, ces derniers temps, on assiste à une forme nouvelle de critique: des gens qui ne sont jamais allés bouffer chez mes clients mais qui les dégomment car ils ne proposent pas assez de plats végétariens.

Celui reçu hier était franchement consternant:

“Bonjour, je suis blogueur et végan. Le restaurant xxx a l’air génial mais ils proposent définitivement trop de plats à base de viande à leur carte. Du coup, je me permets de les tacler un petit peu car ils ne répondent pas du tout aux normes d’aujourd’hui.”

Nous sommes donc dans un monde où on peut tacler un professionnel et nuire à sa réputation sans avoir eu affaire à lui, au seul motif qu’il décide de proposer une offre qui ne plait pas à un groupuscule d’extrémistes totalitaires. D’autant qu’un blogueur, en général, ça bouffe bien ce qu’on veut bien lui offrir…

Et puis bordel, quelle norme ? Le parlement a légiféré un truc “Jacques a dit pas de charcuterie” ?

Un jour, un de mes clients un peu marrant se faisait engueuler par une vegan et connasse (les 2 ne vont pas forcément de paire, même si…), lui a répondu de façon géniale.

– Bonjour, je n’étais jamais venue dans votre restaurant parce que je trouvais qu’il n’y avait pas assez de plats végétariens. 

– Bah si Madame, nous en avons 2 ou 3.

– Oui mais c’est pas assez vous ne trouvez pas ?

– Ecoutez je ne sais pas. Mais maintenant que vous me le dites, je suis allé dans un resto végétarien l’autre jour et j’ai trouvé qu’il n’y avait vraiment pas assez de viandes.

Ceci dit, il est également très compliqué de se faire un petit saucisson en terrasse à Casa Blanca, et, pourtant, j’ai pas le souvenir d’avoir vu quelqu’un gueuler.

Il faut des offres pour tout le monde sur un marché global car tous les goûts existent et surtout le business de la bouffe se multiplie. Pourtant, j’ai pas le souvenir d’avoir entendu un mec aimant bouffer halal faire chier le monde car on ne lui en proposait pas.

Non, le mec se renseigne avant et sélectionne ses restaurants en fonction.

La bien-pensance vegan m’emmerde par sa volonté d’imposer au monde sa vision des choses. Qui, en plus, est franchement casse couilles.

Je préfère être un beauf qui me farcis des côtes de boeuf, au risque de bouffer un cadavre de vache pour les citer, plutôt que d’être à la mode et de payer une tonne pour bouffer de la merde.

Vegan, je t’emmerde, vegan, je te hais.

Et si je te méprise comme ça, c’est parce que tu dessers ta cause avec énormément de talent. Au point d’en dégoûter tout le monde.

Et ce qui m’emmerde chez ces gens là, c’est qu’ils sont obligés de le crier sur tous les toits comme s’ils avaient révolutionné la théorie du big bang, simplement parce qu’ils ont arrêté de se faire plaisir à table.

“Save a cow. Eat a Vegan”

TGIF.

 

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