TGIF – Thank God It’s Friday | Enterrement de vie de garçon

by • May 29, 2015 • T.G.I.F.Comments (0)2367

Salut mes coquins !

Semaine de 4 jours, comme d’habitude depuis un mois, à la différence près que cette fois-ci le bon Dieu a eu le bonne idée de nous accorder le lundi pour nous remettre de notre week-end.

Cette affirmation est dans mon cas inexacte: ce week-end c’était EVG.

Vous ne savez pas ce qu’il se cache derrière ces trois lettres ? Enterrement de Vie de Garçon ! Mode disparue durant quelques années mais revenue plein fer, ces week-ends “surprises” pour celui qui sera appelé “le pendu” sont l’occasion de changer d’air, de se divertir, et de faire prendre une dernière timbale au futur marié avant de se passer la bague au doigt.

Dans 99% des cas, un EVG commence par un kidnapping du pendu le vendredi soir, grâce à la complicité active de sa femme qui aura feint d’organiser un week-end je ne sais où, ou qui aura insisté pour qu’il descende poster un courrier afin que les témoins et bons amis puissent s’emparer du colis et le foutre à l’arrière d’une voiture direction la bringue.

Dans 90% des cas, le marié aura capté depuis 2 semaines que son EVG tombe ce week-end là et va feindre la surprise par politesse et respect pour le boulot accompli pour organiser ce merdier. Parce que oui, c’est un sacré merdier à organiser, et je passe sur la location de la baraque où vous appelez un gars pour lui expliquer que vous débarquez à 12 mecs pour ruiner sa maison pendant 3 jours…

Pour surprendre le marié, des copains m’ont expliqué une anecdote haut en couleurs qui vaut son pesant de cacahuètes. Un vendredi matin lambda, 10 mecs motivés frappent contre une porte comme des gorets pour réveiller le futur héros du week-end. Interloqué d’être réveillé un vendredi matin pour son EVG alors qu’il est supposé bosser, ses amis le rassurent tout de suite, expliquant que le patron est au courant et que tout baigne dans l’huile. “Qu’à cela ne tienne !” se dit-il “je vais pouvoir m’en mettre plein la lampe fissa.” 

Deux heures après, ayant terminé son petit-déjeuner 100% healthy à base de Ricard, de gros rouge et de terrine de lièvre, le pendu suivait ses copains pour partir à un week-end de folie, dernier acte de sa vie de jeune homme. Il est 8H30 du matin et le convoi passe dans le quartier où le futur marié travaille.

Tiens c’est marrant y’a mon bureau dans le coin…” bafouille timidement le pendu tout en fixant l’immeuble où se trouve le fameux burelingue, en puant l’alcool.

” Je vois pas ce qu’il y’a de drôle ma poule, on est vendredi matin c’est pas encore le week-end !! Au boulot mon grand, on repasse ce soir…” 

Le jeune homme fut déposé ivre mort devant son bureau, commençant à comprendre qu’il devrait tenir son rang et travailler comme d’habitude. Le plus drôle dans l’histoire, c’est que l’EVG était le week-end d’après…

Bref, pour les EVG les gens ont toujours les mêmes idées :

– J’ai l’EVG de mon cousin à organiser dans 2 mois, je sais pas trop où aller… Des idées ?

– Budapest, Barcelone ou Prague !!

Bordel mais pourquoi vouloir à tout prix que le marié aille dans un bar à flutes pour se faire tailler le crayon par un tapin un mois avant de se marier ? Non, pour notre cousin, on a décidé de la jouer soft, intelligent, presque culturel !

Après une récupération du colis devant sa porte alors qu’il se croyait parti pour un week end love love à Saint Tropez, enfin à Sainte Maxime d’ailleurs, voilà t’y pas qu’il s’est trouvé nez à nez avec douze soiffards en week-end depuis une heure et plus que jamais prêts à en découdre ! Si l’idée de lui faire picoler 2 Ricard cul sec puis 12 shots de rhum pur après la pétanque était vraiment drôle, l’idée de le faire dormir avec sa future femme alors qu’il avait dégueulé l’équivalent d’un bac à graisse d’un camion kebab un soir de match l’était nettement moins…

“Vous vous rendez compte dans quel état vous me l’avez ramené là ?? Il a cassé la lampe, dormi sur le tabouret de la salle de bain et a gerbé partout dans l’appart… C’est quoi la prochaine étape ?? Coma éthylique ?”

Voici le SMS reçu pendant la nuit de la part de sa future femme, et donc ma future cousine. Autant dire qu’il a fallu clairement redresser la barre pour qu’elle nous autorise à le faire repartir pour un tour de circuit pendant 3 jours…

Sincèrement, on n’a pas trop fait les débiles: visite de domaines viticoles en Bourgogne, quad, grosses bouffes, karting, sans oublier le fameux tour dans la boite de nuit locale où on n’a pas pu s’empêcher de se la jouer Parisiens à la montagne, c’est à dire poser des grosses bouteilles et dandiner nos frocs framboises sur le podium, d’un air supérieur et très très affirmé, tout ça en kiwi…

Evidemment, nous comptions fatiguer un petit peu plus le futur marié mais vu la prestation du vendredi soir, il s’agissait de le préserver un petit peu. “Qui veut boire longtemps ménage sa biture” disait le poète, c’est donc ce que nous avons fait.

Pourtant, et même si le week-end fut bien intense mais pas trop trop alcoolisé, une espèce de force d’inertie se créé toujours au sein d’un groupe de mecs. Toute la troupe avait beau être être garnie de jeunes hommes relativement bien élevés, ayant des postes respectables, et même pères de famille pour certains d’entre eux, l’effet groupe rend con ! Si toute la semaine nous déjeunons au restaurant avec des clients ou des amis sans que personne ne nous remarque, lorsqu’on est douze la donne change un petit peu… C’est pourquoi par exemple au lieu de pisser très logiquement à l’endroit prévu à cet effet depuis des siècles, la poubelle nous semblait être nettement plus agréable et en adéquation avec notre humeur du moment.  Et puis comme nous avons tous pris un petit coup de vieux, nous nous retrouvons toute la semaine avec mal au crâne, mal au dos, mal au bide, et même, si j’en crois les mails de debrief, un qui a réussi à se faire un torticolis sur le quad…

En fait, si en ce moment nous sommes, entre 27 et 33 ans, en pleine période des mariages, des EVG, ou même pourquoi pas des baptêmes si des fumiers vous ont bombardé parrains de leurs rejetons, vous obligeant à vous arracher une couille pour la médaille, il ne faut pas oublier que nous vivons des années magiques… Ces derniers instants de jeunesse insouciante doivent être savourés le plus longtemps possible.

Comme m’a dit mon père “Quand tu vas à un EVG, je vais voir un pote à l’hôpital. Quand tu vas à un mariage je vais à un enterrement”.

Certes, la formule fout le plomb, mais elle remet le facteur sur le vélo !

TGIF les copains…

 

 

 

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