TGIF – THANKS GOD IT’S FRIDAY | 28 Mars 2014

by • Mar 28, 2014 • T.G.I.F.Comments (0)2466

C’est le printemps, ça on l’a déjà dit la semaine dernière, le soleil est parti en vacances, ça c’est la météo qui l’a dit, mais le week-end s’annonce beau, ça c’est mon mac qui le dit.

Oui, ça y’est, après tant d’années de résistance, de “non mais sérieux je vois pas l’intérêt d’acheter un mac, ça coute un saladier pour pas grand chose à part du design”, de “ouais mais c’est galère avec office”, ou encore de “franchement faut réapprendre à se servir d’un ordi ça me soule”, j’ai craqué.

Mon vieux Vaio qui m’avait accompagné durant toutes mes folles années étudiantes, sur lequel j’ai pondu mon mémoire, des powerpoints en pagaille, passé des heures sur Facebook, YouPorn, YouTube… a rendu l’âme mardi 25 mars 2014 à 9H36. Qu’il soit assuré de ma tristesse et qu’il repose au paradis des PC. Me voilà maintenant propriétaire d’un Mac en plus de mon iPhone, obligé de me considérer comme un Apple addict, de bannir le mot “PC” de mon langage, quitte à devenir moi même un trou de balle et dire “ouais moi sur mon Mac”, et même “ah bon t’es sur PC ?Ah ouais non mais franchement prends toi un Mac ça va te changer la vie mec”. La palme revenant à mon beau père qui m’a dit “Non mais y’a même pas photo entre les deux, le PC devrait juste servir à aller sur word, une machine à écrire en fait.”. Bref, j’ai ma carte de membre désormais, et j’en suis pas peu fier.

Comme le veut la tradition, j’attaque ce billet par une réponse aux réactions suscitées par l’article de la semaine d’avant. Je tiens d’abord à remercier les nombreux internautes qui supportent encore mes blagues vaseuses et mes jeux de mots pourris, puisque le score réalisé par le TGIF sur les dîners de famille fut tout à fait satisfaisant. Du coup j’annonce que non, je ne suis pas allé déjeuner chez ma belle famille pour demander sa main auprès de son père (qui m’aurai vraisemblablement donné la sienne de main, et dans la gueule) et que oui, cette histoire est inspirée de faits réels mais quand même largement romancés. Je fais passer Roger pour un tyran… en vrai c’est bien pire !

En revanche une qui doit me prendre pour un tyran c’est Emma, la petite soeur de Roger, que nous avons hébergé vendredi dernier pour qu’elle puisse aller à sa journée portes ouvertes de son lycée le samedi matin. Il a bien fallu la sortir le vendredi soir, pour une fois qu’elle était “à la ville” sans papa et maman, ça aurait été con de se faire une pizza devant la téloche, surtout après une semaine d’internat. L’internat… ça rappelle quand même des bons souvenirs !

En fait, pour survivre à l’internat, il faut avoir une forte résistance à la vie en communauté. L’ancien pensionnaire du lycée St Thomas d’Aquin que je suis pense donc avoir cette capacité. Quand on a connu les lits recouverts de mousse à raser, les fringues accrochés en haut d’un arbre, les douches gelées, les chiottes plastifiées pour que le tout puisse bien coller aux fesses ou encore les réveils en pleine nuit à la lampe torche, on se dit que tout peut arriver, que sauf cataclysme ça se passera bien, et que de toutes façons nom de nom on n’est pas des tanches. Ouais, mais l’internat, on avait 17 ans… un âge encore assez con pour la simple et bonne raison qu’on se croit adulte alors qu’on n’est pas foutu d’assumer le moindre truc.

J’ai un respect proche de l’inexistant pour les adolescents. La première raison étant qu’ils sont laids, cons et bruyants, ce qui est beaucoup pour une seule personne qui en plus ne consomme pas, ne paye pas de TVA ni d’impôts et ne crée donc pas de valeur ajouté. Ces branlomanes végétatifs qui représentent le degré zéro de la vie sur terre ont des boutons purulents, des bagues qui retiennent la salade, des lèvres asséchées par leur traitement contre l’acné et des rires insupportables.

Ma question est: est ce qu’une adolescente de 15 ans est plus intelligente qu’une moule accrochée à son rocher ? Réponse: Non, la moule a au moins compris qu’il fallait qu’elle s’accroche à un truc si elle voulait pas se casser la gueule.

Enfin rappelons nous de notre vie d’adolescent… pour les garçons, outre notre bêtise crasse propre à cet âge, nous avions 2 soucis majeurs: notre voix qui mue, permettant de traverser 8 octaves en 2 syllabes, et notre profonde envie de faire sprinter l’unijambiste, engendrant frustration et incompréhension avec la gente féminine pendant quelques années. Nous sommes bien d’accord que je généralise, il y’a aussi le gentil garçon premier de classe, lunettes au bout du pif, chemise rayée rentrée dans le velours côtelé et pull rouge col rond qui appartenait à bon papa.

Chez les filles c’est autre chose. Si elles se contentaient de scotcher des posters de leurs idoles au mûr ou encore de noircir un journal intime avec des inepties, on ne trouverait rien à redire. Les posters servent à faire fonctionner les hormones et le journal intime leur donne au moins l’occasion de faire fonctionner la matière grise pour écrire ce qu’elles ont envie de dire, tous ces problèmes insurmontables pour une jeune pucelle de 14 piges. En revanche, il y’a quelque chose qui m’agresse depuis quelques temps et qui me donne des envies de meurtre, mais avec préméditation et cruauté: le cri d’une adolescente en pleine rue. Question simple: pourquoi ce besoin de hurler dès lors qu’elles croisent une copine (qu’elles ont déjà vu le matin même d’ailleurs), qu’un boutonneux lui fait des chatouilles en arrivant derrière ou tout simplement quand elles se disent bonjour ?

Un autre phénomène que je remarque de manière assez fréquente depuis que je reprends le métro, mais qui existait déjà quand j’étais moi même un connard de boutonneux avec un appareil dentaire, c’est la mode de se foutre sur les genoux de leurs copines. Pourquoi, alors qu’il y’a 4 sièges libres dans le métro, une fille a l’envie homosexuelle pas encore affirmée d’aller poser ses miches sur les cuisses de sa copine ? Surtout que pendant ce temps là, la troisième du groupe, généralement plus moche que les deux autres, file s’asseoir toute seule sur le siège d’en face, jalouse de cette complicité qui n’existe pas avec elle. La moche du groupe d’ailleurs, je ne peux pas la blâmer, tout juste la plaindre et avoir de la compassion pour elle. On peut juste constater que son style est souvent le même: frisottis sur la tête, rondeurs, fringues très très casual, pratique quoi !

Enfin là on taille, mais ces petites adolescentes, on sera bien content de les trouver dans quelques années sur les podiums des boites de nuit à l’époque branchées dans lesquelles on viendra noyer notre désespoir de vieux ringards, les dents longues et la bave aux lèvres, profitant de nos maigres économies pour épater de la prépubères avec un magnum de je ne sais quoi sur notre table.

Et puis bon, là on rigole, mais je nous souhaite à tous de voir grandir des adolescents dans notre maison un jour ou l’autre. On aura des envies de meurtre régulièrement, de leur casser les dents sur le pare-choc de la Laguna ou de débarquer derrière eux avec une corde à piano pendant leur sommeil, mais au fond, ce sera quand même sympa !

Excellent week-end ensoleillé à tous, TGIF !!

 

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