TGIF – THANKS GOD IT’S FRIDAY | 16 Mai 2014

by • May 16, 2014 • T.G.I.F.Comments (0)1509

Salut les gars,

Forte envie de me pieuter à l’heure à laquelle j’écris ces modestes lignes. Si la pleine lune ne devait exciter que les loups et les barjots, il faudrait m’acheter deux petits accessoires beauté: une muselière et une camisole de force !

Cette putain de pleine lune qui fait que vous voyez comme en plein jour dans votre piaule au moment où vous voulez juste ronquer peinard, moi ça me rend hystéro et il est même habituel que mon éternelle bonne humeur s’effrite (au four). (si tu n’as pas compris, relis à haute voix, puis ressors cette blague pour les communions et les mariages qui arrivent)

Ajoutez à ça un honnête éleveur de poulets qui refourgue également des pommes de terre daubées le dimanche matin sur le marché et vous passez la semaine de vos rêves.  Roger et moi avons joué la carte de l’alternance pour l’intoxication alimentaire. Galanterie oblige, elle a inauguré cette féérie dans la nuit de dimanche à lundi, la relayant volontiers de lundi soir à mercredi matin.

Et puis bon, ne nous le cachons pas, on avait quand même bien pris le rythme de se la toucher du jeudi au dimanche depuis 2 semaines, à tel point que pendant le déjeuner de mercredi j’ai bien cru qu’on était quasi en week-end.

Enfin bref, on n’est pas là pour parler maladie mais pour se détendre à quelques heures de la grand messe du vendredi soir.

Si la semaine dernière, tel un prêcheur sub saharien, je vous ai imploré de penser à tous ces soldats et civils morts pour notre liberté entre 1939 et 1945, nous resterons cette fois ci dans du plus classique, faute d’inspiration ou d’événements historiques concordant au calendrier.

Donc ce soir ça se passe comment ?

J’ai pas envie de passer pour un vieux con, d’autant que j’ai assez aimé ce principe là, mais sincèrement, les apéros en terrasse où on est 40 à parler tous plus fort les uns que les autres: j’en ai plein le vase !

Enfin il y’a terrasse et terrasse. Nous autres Lyonnais, bénéficiant d’un cadre de vie idyllique à mi chemin entre Paris et la Méditerranée, 1H30 des pistes et 2H30 des premières plages, nous disposons également, entre autres avantages, de quelques terrasses vraiment sympathiques où il fait bon vivre et bon être vu. Mais franchement, le principe de l’apéro en terrasse est un truc qui désormais me dépasse. Autant par son concept que par cette fausse idée selon laquelle on pense qu’on va s’éclater comme jamais, alors qu’en vrai on va vraisemblablement trouver le temps de faire 4 parties de Candy Crush avant de se rendre compte qu’on est bleu bite quand on va se lever pour aller pisser.

Pourtant, on ne peut pas trop nous en vouloir. On sort du bureau, les solaires sur le bout du pif et la mèche au vent, bref libre et heureux, à tel point qu’on s’installe en terrasse et qu’on paye sans trembler 14€ une planche avec 3 tranches de jambon blanc, 2 de chorizo, 4 bouts de Gouda coupés en dé et 4 cornichons. Parce qu’on n’a peur de rien un vendredi, on risque même de commander un pot de rosé à 13€ pour un subtile mélange de jus de raisin, d’alcool, de sucre et de souffre. Tout à fait entre nous, le rosé, c’est dégueulasse non ? La dernière qui m’a dit qu’elle adorait le rosé ajoutait dedans du sirop de pamplemousse pour rendre le machin buvable, c’est dire… et tout à fait entre nous (bis), les planches que nous vendent les “spots d’apéro”, c’est le meilleur moyen qu’ils aient trouvé pour pigeonner les couillons que nous sommes, non ?

Si quand on a 15 ans on n’aime pas le goût de l’alcool et qu’on boit clairement pour être ivre, souvent après 2 verres de Malibu Ananas, passé 25 on a suffisamment goûté de variétés d’alcool qu’on sait ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. C’est d’ailleurs sûrement pour ça qu’on arrêté le Malibu depuis… Mais c’est aussi pour cette raison que l’apéro au rosé en terrasse n’a aucun sens. En fait dans ce genre d’événement le but du jeu est assez simple: On s’installe à 15 autour d’une table dans le seul but de se torcher avec un truc cher et pas bon, pour finalement ne pouvoir discuter qu’avec les 3 mecs qui sont à peu près à portée d’oreille et qui malheureusement parlent d’un truc inintéressant au possible… Wahou, mais quel kiff énorme j’a hâte d’y être ! Alors que par contre, s’installer au comptoir d’un PMU, commander du Ricard, avoir 5 ou 6 copains sur la ligne de départ, descendre tout ce qu’on nous donne jusqu’à plus soif  et se prendre pour un super héros, ça c’est réjouissant !

De toutes façons, boire de l’alcool fort pour ne pas avoir l’ivresse n’a pas de sens. Michel Audiard, ce génie, l’avait d’ailleurs bien compris, notamment dans Un Singe en Hiver avec Gabin et Belmondo, l’un de ses nombreux chefs d’oeuvre.

“Nous autres on est encore capable de tenir le litre sans se prendre pour Dieu le père”

“Mais c’est bien ce que je vous reproche ! Vous avez le vin petit et la cuite mesquine, dans le fond vous méritez pas de boire.”

Enfin je dis ça mais moi ça ne risque pas de m’arriver. Concernant l’apéritif, je suis réglé comme du papier à musique, du coup ce sera whisky pour la soif, et coca pour la faim. Si en fin de soirée j’aime bien la visite de Jacquie et Michel, à l’apéritif je préfère Jack et Daniel.

Aucune apologie de l’alcool, au contraire ! Conseil de l’effronté: ne buvez que des bonnes choses pour votre bon plaisir. Si vous voulez vous faire mal, faites le avec bon coeur et sans retenu.

Tout ce qu’on vous demande: pas de voiture, pas de bagarre, pas de coma et de la retenue !

TGIF !!!!

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