TGIF – Thanks God It’s Friday | Blue Monday

by • Jan 20, 2017 • T.G.I.F.Comments (0)7187

Salut les coquins,

Evidemment, je suis obligé d’entamer cette prose hebdomadaire par un immense merci pour Fabrice.

Votre soutien et votre engagement pour Fabrice ont permis de récolter à ce jour 1238€. Cette somme, qui sert dans un premier temps à offrir une chambre d’hôtel pour Fabrice, lui a certainement sauvé la vie.

Le gaillard a beau être robuste et habitué aux conditions extrêmes, les températures de cette semaine lui auraient sans doute été fatales.

Vous pouvez continuer à donner sur la cagnotte (le lien sera mis en fin d’article) et, de notre coté, nous vous donnerons de ses nouvelles dès que ça aura bougé pour lui.

Quoi qu’il en soit, il a été ultra touché par votre mobilisation. Pour les Lyonnais, si le coeur vous en dit, vous pouvez aller discuter 2 minutes avec lui si vous passez autour du grand Monoprix des Cordeliers.

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Bref, nous sommes le 20 janvier, nous nous sommes bien pelés les noix toute la semaine, le jour le plus déprimant de l’année a eu lieu lundi et Donald Trump est en train de poser ses valises à la Maison Blanche.

A ce propos, je vais me permettre de faire un petit laïus qui ne va surement pas plaire à l’intelligentsia boboïsante, aux inconditionnels de Cyril Eldin et aux assidus du HuffPost mais, bien que je sois moi-même plus que sceptique concernant le bonhomme, il a été manifestement élu démocratiquement. Il serait peut être de bon ton de le laisser faire son job avant de systématiquement le critiquer et de se prendre pour un expert en politique américaine alors qu’on n’est pas foutu de connaître le nom du député de notre bled.

Ceci étant dit, je veux bien admettre que ce règne des Obama sur les Etats-Unis, et donc sur le monde, a eu quelque chose de classe et de génial.

Mais là n’est pas le sujet. Moi, ce qui m’a fait rire, c’est cette nouvelle statistique à la con sortie du cerveau fécond d’un chercheur britannique ayant aboutit à la conclusion que le 3ème lundi de janvier était le jour le plus déprimant de l’année. Et comme il convient de marketer le tout, on a donc décidé de le surnommer le “Blue Monday”, en opposition au “Black Friday”, au “boxing day”, au “Super Tuesday” et autres facéties calendaires toujours promptes à égayer notre quotidien et alléger notre porte-monnaie.

Statistique à la con pour faire causer les journalistes et la pauvre ménagère de moins de 50 ans qu’on prend décidément vraiment pour la dernière des abruties ? Pas tant que ça. Les arguments sont, après lecture approfondie de la part de votre serviteur, pas si cons que ça.

Il est vrai que, même si personnellement je ne supporte pas ça, les fêtes ont ce petit côté féérique et hors du temps qui nous permet d’oublier notre cas personnel. Nous sommes en fin d’année et par je ne sais quel processus psychologique assez opaque nous réussissons à nous persuader que tout ce qu’il s’est passé cette année est derrière nous et n’aura pas d’incidence sur le futur. Parce que nous allons évidemment entrer dans une autre ère et que, si, si, nous allons nous tenir à nos bonnes résolutions.

Les fêtes peuvent aussi rimer avec retrouvailles qui participent à cette pseudo magie. Retrouvailles des copains qui habitent loin et qui rentrent à la maison mère pour l’occasion, et retrouvailles aussi avec la famille partie vivre dans d’autres contrées et qui se ramènent 3 jours par an pour que leurs gosses nous braillent dans les oreilles et récupérer les quelques joujoux mis à leur disposition sous le sapin.

Enfin bref, le troisième lundi de janvier, les fêtes paraissent déjà loin et, manifestement, le croquant standard ça lui fout le plomb. Ou plutôt le seum comme disent les jeunes.

Il y’a aussi, en cette moitié du mois de janvier, un premier bilan concernant les bonnes résolutions. Nous en avons déjà parlé en ces lignes il y’a 15 jours et je jouis lorsque j’entends mes potes me dirent qu’ils ont repris la clope, qu’ils n’ont pas eu le temps d’aller au sport cette semaine ou qu’ils ont été obligés de mettre fin à leur mois sans alcool à cause de leur boulot et des fameuses soirées de début d’année…

Le problème principal de cette période de l’année, il faut pas se mentir, c’est surtout qu’on se caille le cul, qu’on se trouve dégueulasse avec nos teints blafards et nos kilos en trop, qu’on n’a plus un kopeck après avoir tout dilapidé dans les cadeaux de Noël et que, bordel, les chèques de mamie sont quand même vachement plus maigres qu’avant.

Personnellement, c’est clairement le moment de l’année où je me débecte assez largement. On est d’accord, on n’a jamais fait d’un âne un cheval de course. Mais enfin tout de même… Là, les kilos en trop de Noël qui refusent de se barrer, les joues de hamster timidement masquées par une barbe de puceau qui du coup ressemble davantage à un bouc de prof de Maths mexicain qu’à une barbe de hipster de la Silicon Valley et une peau dont la couleur oscille entre le beige et le gris métallisé, on peut pas dire que le modjo soit à son apogée.

Bref, voilà ce qu’il veut dire le Blue Monday. Qu’on est moche, qu’on n’a plus une tune, et qu’on est parti pour se geler les meules encore quelques semaines avant de pouvoir profiter des premiers rayons de soleil printaniers.

Heureusement, pour troubler cette morosité ambiante et continuer de m’enfoncer vers un alcoolisme certain et une obésité précoce mais assumée, j’occupe tous mes week-ends de janvier à célébrer le passage vers la trentaine de mes petits copains.

Tellement d’anniversaires d’ailleurs que je me demande ce qu’il flottait dans l’air en avril 1986 pour que les parents de mes potes se soient mis à niquer tous en même temps, mais c’est un autre débat. D’autant que moi-même, je vais avoir 30 ans dans 10 jours.

Alors évidemment, quand je me revois à 18 ans, jeune, beau et comestible, et les ambitions que j’avais pour ce futur moi de 30 piges, je me dis qu’il y’a pas mal de cases pas encore cochées.

Et puis en plus, j’ai une nouvelle particularité physique qui a fait son apparition de manière plus que brutale depuis quelques semaines: une chié de cheveux blancs sur la gueule.

Oui, certaines meufs essayent de te remonter le moral en expliquant que c’est ultra sexy, que les mecs aux cheveux poivre et sel ont un charme de malade, et que, si si, George Clooney n’est beau que grâce à ses cheveux gris, mais nom de Dieu, ça fout les glandes.

Mais on va pas ajouter une crise la trentaine à ce putain de Blue Monday !

TGIF les copains.

Pour Fabrice, c’est par ici…

https://www.lepotcommun.fr/pot/mnbpb2wn

 

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