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CLÉA VINCENT x INTERVIEW 10.3 by les Effrontés.

by • Jun 04, 2015 • InterviewComments (0)2505

Le principe de l’interview 10.3 by les effrontés c’est 23 questions et pas une de plus ! Le concept «10.3» est simple: on pose 23 questions dont 10 un brin formelles, 10 plus personnelles en terminant par 3 questions complètement hors contexte qui nous passent par la tête sur le moment.

Ayant la ferme volonté de rapprocher le lecteur de la personne interrogée, et parce que nous sommes tout de même effrontés, ne cherchez pas de signes de vouvoiement dans nos interviews, puisque cette formule de langage s’efforce de construire une barrière entre les deux parties. 

Présentation.

Difficile de présenter le passé de quelqu’un qui a encore tout à vivre. C’est au futur indicatif qu’il va falloir conjuguer les talents de la parisienne Cléa Vincent. Elle est jeune, volontaire et capable de tout. La musique électronique, elle l’a en elle comme toute personne ayant grandi dans la fin des 90’s et les années 2000, mais sa curiosité bien placée pour le répertoire français remontant jusqu’aux années 60 fait qu’elle se présente à nous aujourd’hui comme une France Gall imprégnée de culture Electronic Dance Music qui enchaîne les chansons à la vitesse haut-débit d’Alice aux pays des merveilles sonores.

Interview.

Bonjour Cléa Vincent.

Avant d’entamer cette interview, peux-tu te présenter brièvement aux lecteurs de l’Effronté en nous parlant un peu de toi, de ton background et de ton parcours ?

Cléa Vincent : Je m’appelle Cléa Vincent. Je suis chanteuse pianiste. Je m’inspire des émotions de la vie pour composer des textes et des mélodies, plus ou moins mélancoliques qu’avec l’aide de Raphaël Léger mon super binôme je déguise en morceau joyeux avec des arrangements assez pop et dansant. J’aime faire des concerts, j’aime aller à la rencontre des gens, je suis amoureuse de l’amour. Je fais de la musique pour m’amuser, j’essaye de ne pas me prendre la tête, je considère que la vie est trop courte pour ça.

 

1. Tu es Parisienne. Avec un peu de recul, est-ce que cela t’a aidé d’être “là où tout se passe” comme certains l’entendent ?

Cléa Vincent : Avant de commencer à faire des disques, j’ai voulu d’abord faire un max de concerts. Ca n’aurait pas été possible si j’avais habité à Poitiers où je ne sais où. Il n’y aurait pas eu assez d’endroits pour jouer. A Paris, le nombre de salles pour faire des concerts est quasiment infini, et c’est en jouant qu’on apprend. Ca aurait été différent si comme Daft Punk qui vient de Versailles, j’avais été un producteur de génie. Y’en a qui sont né dans les choux, d’autres dans le fleurs, d’autres dans les studios, d’autres sur la scène.

 

2. D’abord pianiste, tu t’intéresses ensuite au chant et présentes aujourd’hui des compositions “French Pop Electro”. Pourquoi ne pas simplement faire du Martin Rappeneau féminin ?

Cléa Vincent : Tiens, c’est qui ça ?  (après avoir tapé son nom sur Google…) Ah d’accord, en effet c’est très différent. Il se débrouille très bien mais moi j’aime jouer dans les clubs et faire danser les gens, lui je pense qu’il préférera la salle Pleyel.

 

3. Toi qui t’inspires de France Gall et ses contemporains, que penses-tu du travail d’artistes comme NHYX ou MrCø qui utilisent directement ces (vieux) samples dans leur compos ? Pourrait-on te voir un jour en featuring avec eux ?

Cléa Vincent : Pour composer je préfère partir de zéro, faire l’instru’ en entier de A à Z, c’est ça la pop. Mais le principe du sample est super, par exemple Jimmy Jay (ndlr: producteur de hip-hop Français) a fait des supers tracks pour MC Solaar à base de samples, alors pourquoi pas MrCø pour Cléa Vincent…Une idée pour la suite ?

 

4. A quoi ressemble ta journée type ?

Cléa Vincent : C’est jamais les mêmes et j’ai pas le temps de m’ennuyer. Si je peux débuter la journée par une séance de Yoga et des exercices de pianos, je suis très heureuse. Malheureusement ce n’est pas toujours possible.

 

5. Tu es plutôt Spotify/Deezer, SoundCloud/YouTube ou carrément Tidal ?

Cléa Vincent : Je préfère Spotify à Deezer, l’interface est plus jolie plus pratique. Je suis abonnée. Youtube c’est trop super, Soundcloud c’est un peu trop aléatoire pour moi, je crois que je suis passée à coté du principe, je ne sais pas bien m’en servir.

 

6. D’après ton Facebook, ton Spotify et ton Soundcloud, 2015 semble être l’année où tu joues plus que tu ne composes. Est-ce l’arbre qui cache la forêt (: le prochain EP – Non mais oui, Vol. 3) ?

Cléa Vincent : Je suis en train de finir un album avec 12 nouveaux morceaux dont la sortie est prévue pour Janvier 2016. Je sais pas si c’est l’arbre qui cache la forêt mais en tout cas il y aura du nouveau !

 

7. Avec un peu de recul, est-ce qu’avoir 4000 fans sur FB, jouer devant 4000 personnes pour la première partie de Voulzy & Souchon et être interviewée par l’Effronté (!) te donnent le sentiment du devoir accompli ou l’envie d’aller encore plus haut (où?) ?

Cléa Vincent : Le sentiment de devoir accompli est impossible en musique, la quantité de travail est énorme pour être un bon musicien, ça me donne le vertige rien que d’y penser. On peut progresser éternellement musicalement.

 

8. On connaît tous quelqu’un qui a un jour “rêvé d’en vivre”. Quel est LE truc qui dans ton cas a fait la différence ?

Cléa Vincent : J’ai la chance de savoir faire plusieurs choses à la fois et c’est grâce à ça que je m’en sors… J’arrive à tout faire avancer sur le même plan. Par exemple, je vais faire du booking pour ma tournée DIY, préparer un gros concert officiel, répéter, enregistrer, négocier un truc, … relancer, faire du piano, tout ça dans la même journée. Faut pas avoir peur de toucher à tout quand on veut avancer et vivre de sa musique… Il faut mettre toute son énergie et son amour dans le travail si on veut vivre de sa musique.

 

9. On a lu que tu étais fan de MC Solaar étant gosse (nous aussi)… Alors le dernier clip des Enfoirés c’est plutôt ‘Bouge de Là’ ou ‘Paradisiaque’ ?

Cléa Vincent :  C’est à chier ce truc. Pardon je suis vulgaire.

 

10. On n’arrive pas bien à savoir si Cléa Vincent est un pseudonyme, et/ou s’il s’agit de toi en solo ou d’un groupe. Tu peux nous en dire plus ?  

Cléa Vincent : Cléa Vincent, c’est mon nom/prénom mais c’est aussi un super crew dans lequel il y a Raphaël Léger de Tahiti 80 qui réalise, co-compose et joue su scène avec moi, Baptiste Dosdat et Raph Thyss qui joue sur scène avec moi aussi, Victor Peynichou de Midnight Special Records qui nous produit, Michelle Blades qui fait tout nos clips, Marius Duflot qui nous enregistre, sans compter le tourneur, l’éditeur, l’attaché de presse… Bref, Cléa Vincent est en réalité est une petite ruche dans laquelle plein d’abeilles font du bon travail, ahahahah !

 

 

La beauté d’une interview réside dans le fait de pouvoir s’engouffrer dans l’intimité de la personne sans pour autant en dévoiler ses secrets… Passons donc – maintenant – à des questions un chouïa plus personnelles. Nous devons préciser qu’elles se terminent toutes par et pourquoi ? La justification donne parfois du sens à la réponse. Au passage, pas besoin de vous justifier sur la question numéro #10, ca ne s’explique pas…

 

1. Dans quelle ville rêverais-tu d’habiter ?

Cléa Vincent : Paris est la ville la plus belle du monde mais j’ai un penchant pour Bruxelles qui est calme avec un vrai savoir vivre de ses habitants…Les belges ont un charme fou !

 

2. Quelle est la personne, vivante ou disparue, que tu admires ou admirais le plus ?

Cléa Vincent : Daniel Darc, poète magnifique.

 

3. Quelle est ta plus grande peur ?

Cléa Vincent : J’ai peur de rien, j’ai confiance en la vie, en l’amour.

 

4. Enfant, tu rêvais d’être ?

Cléa Vincent : PDG international, je jouais avec des fausses factures, je faisais semblant de téléphoner, de taper à la machine… Eh oui les ordinateurs n’existaient pas…

 

5. Si tu avais le pouvoir de changer une seule chose, quelle serait-elle ?

Cléa Vincent : J’aimerais bien que le Wurlitzer (ndlr: un piano électrique assez volumineux) soit un instrument très léger et pas du tout fragile pour pouvoir le transporter partout.

 

6. Si Dieu existe, qu’aimerais-tu, après ta mort, l’entendre te dire ?

Cléa Vincent : “Cléa, je n’existe pas” LOL

 

7. Quelle est ton idée du bonheur ?

Cléa Vincent : Des disques, des concerts, des copains…

 

8. Quel est ton motto/devise dans la vie ?

Cléa Vincent : Le travail, sans perdre de vue le plaisir.

 

9. Quel est ton passe-temps préféré ?

Cléa Vincent : Rouler en voiture avec un beau gosse au volant.

 

10. L’Effronté t’offre l’apéro, qu’est ce que je te sers ?

Cléa Vincent : Un jus d’ananas s’il vous plaît.

Passons maintenant aux questions XX.3, les questions qui sortent des conventions… Ne cherchez pas à comprendre pourquoi nous posons spécifiquement ces questions puisqu’elles nous passent simplement par la tête au moment où nous écrivons ces lignes.

1. La 3ème Guerre Mondiale éclate et on nous annonce à la radio qu’une méga-bombe de ouf va s’éclater sur Paris dans 10 minutes – ne te laissant strictement aucune chance – sinon que d’écouter un dernier morceau, lequel?

Cléa Vincent : S’il me restait 10 min à vivre, j’écouterais “Early in the morning” version « Kim things the blue at Midnight Special Records » et s’il me reste encore un peu de temps le “Cœur grenadine” de Voulzy…

 

2. Peux-tu nous citer un artiste à qui tu aurais envie d’interdire de tenir un micro, et un autre auquel tu laisserais ta place pour ton premier Stade de France (pars du principe que c’est ton rêve) ?

Cléa Vincent : Si j’ai carte blanche au Stade de France, je fais venir plein de copains pour une super soirée !!! Kim, Ashtray, Michelles Blades, This is Avalanche, Tahiti 80, Ricky Hollywod, Mehdi Zannad, La Femme, Malvina Meinier, Mustang, Batist, Véronique Vincent…j’en oublie plein plein plein. Je n’aimerais interdire à personne de prendre le micro, il faudrait être sacrément autoritaire.

 

3. Et pour conclure… un “Tu préfères?” en mode Palmade & Darmon. Tu préfères ne plus jamais créer de nouveau morceau et jouer éternellement les mêmes en live, ou ne plus jamais pouvoir monter sur scène mais créer des super trucs jusqu’à la fin de ta carrière ?

Cléa Vincent : Je préfère créer des supers trucs, faire une nouvelle chanson c’est presque aussi fort que de faire un enfant – même si j’ai jamais eu d’enfant – la sensation est incroyable…

Cet entretien est maintenant terminé. Nous remercions Cléa Vincent pour le temps qu’elle a consenti à accorder à de jeunes effrontés de notre genre. Nous mettons en avant ces femmes et ces hommes qui cherchent à vaincre la morosité ambiante en apportant leur talent, leur compétence et aussi ce petit grain de folie.

Retrouvez toute l’actualité de Cléa Vincent sur sa page Facebook.

Crédit photo : Michelle Blades.

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