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L’Elégante | L’Effronté porte t-il une gourmette ?

by • May 20, 2015 • L’EleganteComments (0)4033

Cette semaine l’Elégante vous veut poings liés et attentifs sur un sujet de taille : la gourmette.

Non pas que je sois réfractaire à l’idée que ces Messieurs souhaitent goûter aux joies des bijoux et arborer sur leurs virils poignets des bracelets de toute sorte…

Mais ici encore, le bon goût est de mise, et la gourmette est sur le banc de touche de l’élégance, voire n’a même pas été sélectionnée lors du mercato…

Aux risques d’en vexer certains, je le dénonce : oui, la gourmette est has-been, ringarde, beauf à mort…

Déjà le concept même de la gourmette est une insulte à l’intelligence : qui a besoin de porter un bijou lui rappelant son prénom sur le poignet ? Ou alors l’Elégante n’a pas saisi la subtilité de la parure, qui permet à l’individu masculin enivré de retrouver son patronyme passé 4 heures du matin.

Certes ce bijou, a de nobles origines : apparu lors de la seconde guerre mondiale, il était porté par les soldats afin de pouvoir être identifiés en cas de trépas. Puis il fût remis à la mode par James Dean et Elvis Presley dans les années 50. Mais le bracelet ringard en grosses mailles argent avec votre prénom en lettres bâtons en volume, offert par votre petite copine Brenda, ne peut pas s’enorgueillir de si nobles aïeux.

Lorsqu’elle est, de surcroît, associée à un bijou similaire autour du cou, version gangsta rap de Vesoul, vous perdez de facto tout pouvoir de séduction auprès de ces demoiselles, du moins de celles que vous pouvez présenter à votre grand-mère sans rougir.

Et on ne parle même pas de la gourmette en or, ambiance Vérité si je mens… Censée témoigner de votre réussite professionnelle au  nombre de carats, elle dénote seulement un cruel manque de goût et de second degré.

En général associée généreusement avec une chemise de couleur vive col pelle à tarte, et avec la chevalière assortie, dont le blason, faute de lignée aristocratique, aura élégamment été remplacé par les initiales du roturier, la gourmette se doit d’être exilée aux confins du raffinement, en terres impies.

Sinon tu peux toujours lire ma dernière chronique :L’Effronté dévoile t-il des chaussettes blanches ?

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