TGIF – Thank God It’s Friday | Bonne année les effrontés

TGIF – Thank God It’s Friday | Bonne année les effrontés

by • Jan 02, 2015 • T.G.I.F.Comments (0)1798

Bonne année !!!!

ça y’est nom d’un cul, nous voilà arrivés en Janvier, mois des résolutions, du retour des longues journées et surtout à quelques jours de mon anniversaire, que je vous prierai de ne pas oublier. Comme l’année dernière, j’accepte les photos de filles nues et même les sextapes. Mesdemoiselles, vous fûtes brillantes en 2014, vous le serez encore davantage en 2015.

J’ai lu quelque part que le premier lundi de janvier était le jour le plus déprimant de l’année pour les Français. Les fêtes sont finies, les vacances aussi, il faut défaire le sapin, virer ce vilain père noël que vous avez pendu comme un gros plouc à votre fenêtre, et surtout se sortir les doigts. Cette statistique met en avant un énième chiffre dont on se cogne, mais elle rappelle pourquoi les Français sont champions du monde de la consommation d’antidépresseurs. Notre pays est le plus beau du monde bordel, nous avons la mer, l’océan, des montagnes, des paysages à couper le souffle, du bon vin, une agriculture qui nous fournit des produits d’exception et un climat tempéré. Allez expliquer à un paysan Moldave édenté et tout guilleret dans son champ boueux que vous avez le mal de vivre… vous aurez du bol si vous chopez pas un coup de fourche dans le derrière !

Inutile de vous préciser que mon jour préféré est justement celui de la collecte des sapins au pied des immeubles et que, au contraire, être en bas de la montagne me file plein de tonus pour la grimper et relever tous les objectifs que je me fixe ! Nous avons désormais 364 jours pour faire que cette année soit une étape décisive vers la construction d’un truc vraiment solide.

Mes voeux, ainsi que ceux des Effrontés, seront donc les suivants: amour, santé, boulot intéressant intellectuellement et financièrement, challenges, décompressions, bringues et amitiés sincères. Voici l’équation du bonheur ! S’il ne faut abuser de rien, il faut en revanche prendre un peu de tout. (celle-ci aussi vous pouvez la noter pour chez vous et la coller sur le frigo). Comme le disait le Seigneur Caradoc “La joie de vivre ! La joie de vivre et le jambon. Y’a pas 36 recettes du bonheur !”

Bref, nous sommes donc le vendredi 2 janvier 2015 et, pour beaucoup d’entre nous, nous commençons tout juste à se sortir de la gueule de bois.

Tous les ans c’est le même cirque et toujours le même résultat final.

Je sais qu’il y’a des acharnés du 31, des mecs qui réservent d’une année sur l’autre au même endroit, avec les mêmes amis, sorte de rituel festif annuel constituant d’ailleurs la seule parenthèse à peu près joviale sur 365 jours. Il y’a aussi les mecs qui ont une résidence principale ou secondaire mise à disposition de tous les copains pour chaque réveillon et chez qui tout le monde va.

Il y’a ceux qui n’en ont absolument rien à branler, qui s’y prennent systématiquement à la dernière seconde et qui se retrouvent dans des plans dégueulasses, à se retrouver à souhaiter une bonne année à son voisin de métro ivre mort et sentant la pisse, tout en dégoupillant une nouvelle bouteille de villageoise.

Il y’a aussi les mecs comme moi qui ne sont pas à une bringue près, qui ne sont pas des fervents partisans du 31 mais qui seraient vraiment véreux de le passer seul. J’ai toutefois lu il y’a quelques jours que passer le réveillon seul relevait du dernier chic. Si mes souvenirs sont bons, ce même média online expliquait au printemps dernier que le Pré Saint Gervais était le nouveau Brooklyn, mettant de facto en doute ses théories.

Néanmoins, souhaitant un instant convivial, j’ai donc décidé d’envoyer au diable la dernière tendance parisienne nous conseillant une main dans le froc devant Arthur et ai, comme tous les ans, festoyé entre professionnels dans nos belles montagnes rhône-alpines.

A part une année passée dans les méandres des nuits berlinoises, la montagne a toujours été mon dada à l’occasion de ce changement d’année. D’une parce que l’air y’est vivifiant, de deux parce que des fêtes de fin d’année sans neige me laissent un goût d’inachevé, et de trois parce qu’il n’y a personne sur les pistes le 1er janvier et que du coup on peut rider peinard sans risquer l’accident avec un connard de Parisien en jean et doudoune du PSG sur ses snowblades.

Ces réveillons montagnards m’ont toujours beaucoup plu et engendrent, dans le cas qui m’occupe, des séjours de quelques jours entre bons camarades. Si lorsque nous avions 18 ans le fait de dormir 3h par nuit à 5 dans un dortoir, supportant les ronflements et les vapeurs d’alcool de notre voisin de matelas ou encore les douces effluves des chaussettes sales parsemant la moquette de la chambre ne nous dérangeait pas, aujourd’hui il faut bien admettre que ma résistance à la vie en communauté est nettement moindre.

Ayant connu le pensionnat, les stages de ligue de golf, une colonie de vacances, le Club Med à toutes les vacances scolaires de la maternelle au bac, les maisons pleines à craquer et dernier d’une grande fratrie, je me pensais au dessus de tout ça.

Pas spécialement solitaire et adepte de l’amitié virile, Dieu sait combien j’aime ces retrouvailles avec tous les copains partis dans des contrées lointaines répandre des maladies vénériennes tout en se mettant en quête de fortune et de prospérité. Nous nous retrouvons deux fois par an tous ensemble, le petit groupe qui écumait toutes les boites de Lyon à la grande époque, et nous sommes tellement heureux de passer du bon temps ensemble…

Peu avare d’un bon mot, jamais en retard lorsqu’il faut saluer l’assemblée d’un petit “comment ça va mes cadets ?”  toujours bien heureux de signifier la joie que fut la mienne d’avoir passé une excellente soirée à leurs côtés par un “mes petits frères je m’en vais carrer la viande dans le torchon” ou encore de louer la qualité des breuvages servis d’un toujours discret “Les gars je suis plein comme une pute un jour de paye de marin, je vais aller me fumer un petit bâton en terrasse pour prendre le frais”, j’ai désormais besoin de petits temps personnels.

On a beau être super potes, à s’aimer comme des amants interdits, se renifler le cul dès que l’autre à le dos tourné et fondre comme de la rillette sur un radiateur lorsqu’on se manque, ces séjours à 12 dans les mêmes mûrs créent inévitablement des tensions.

Chez les mecs les choses sont généralement plus simples. Si engueulades il y’a, elles ne durent jamais bien longtemps, sauf énorme coup de pute. Une clope piquée sans rien dire, une réflexion mal dosée, une fille embrassée alors qu’elle faisait l’objet d’un véto ferme et assumé… rien qui ne remette en cause la théorie du big bang et rien qui ne puisse être irrévocable. On se pose, on discute, on se tape dans le dos, on se dit “ce soir, je te paye le verre de l’amitié pour oublier tout ça, Y’ ma compris ?” et on repart cul et chemise.

Chez les filles, c’est l’enfer ! Déjà que des engins pareilles devraient être fournies avec une notice, histoire d’apprendre définitivement à discerner ce que veulent dire des mots pourtant simples et familiers tels que “oui” et “non”, pouvant prendre des formes et tournures très diverses chez nos amies “du beau sexe”, mais alors quand vous les foutez en bande pendant quelques jours, il y’a de quoi se tirer une balle. Un mot mal placé, une tenue un peu osée, une discussion un peu trop longue avec un mec de l’assemblée ou une gueule un peu plus grande que les autres de la part de l’une d’entre elles, et la voilà mise au piquet par les autres filles de la tribu. Les filles sont pestes entre elles et ont vite fait de te foutre le merdier dans un séjour. De ce côté là j’ai pas à me plaindre, il faut admettre que tout ce beau monde s’entend bien et arrive à vivre en parfaite intelligence.

Même si concrètement on pète un plomb de prendre sa douche à l’eau froide 3 fois sur 4 parce que le mec d’avant est resté 2 heures dedans, qu’on a envie de buter le connard qui laisse systématiquement ses merdes sur la table et qu’on a presque envie de se cotiser pour payer l’hôtel à celui qui nous empêche de ronquer depuis 3 jours à cause de ses ronflements, on s’aime d’amour.

Point d’orgue de ce séjour: le soir du 31. Il va là aussi y’avoir plusieurs écoles au sein même du groupe. Ceux qui vont voter pour le dîner au resto, suivi d’un tour dans le night-club local, ceux qui voudront au contraire tout faire au chalet, avec une bonne raclette et des bonnes bouteilles, et ceux, enfin généralement celles, qui auront déniché un plan chez des parfaits inconnus qui font un open-bar chez eux. Qu’on se le dise, payer 2 tonnes pour être entassés comme des sardines dans une boite le soir du 31 me rape les noyaux correctement, aller chez des inconnus ivres morts dont la seule idée va être de sauter nos meufs m’emballe moyen, tandis-que le diner “tous ensemble” me va parfaitement bien.

Qu’on soit bien d’accord, nous n’ayons pas spécialement besoin du réveillon pour faire la bringue. Notre vie sociale est assez fournie et il y’a surement 15 soirées dans l’année où nous envoyons plus la gomme que ce soir là. Pourtant, certainement par respect de la tradition, nous sommes encore nombreux à aimer cette soirée qui nous sert à conjurer le sort, à se dire que pour cette nouvelle année nous sommes déjà entourés des gens que nous aimons.

Et pourtant, comme tous les ans, le soir du 31 nous serons éclatés de fatigue, en gueule de bois total. Parce que comme tout le monde, vous aurez mis la cabane sur le chien le soir du 30 !!

TGIF les amis, bonne année, les effrontés vous adressent leurs meilleurs voeux pour 2015.

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