Emmerdeuse-la-crème-de-la crème-chronique-effronte

L’emmerdeuse | La crème de la crème

by • Mar 11, 2015 • L'EmmerdeuseComments (2)9849

Salut mes petits chats !

C’est lors d’un périple de quelques jours que j’ai eu le plaisir et la joie de me fondre dans le décor d’une des plus prestigieuses écoles de commerce de France. Bien que la plume me démange, je serai dans l’obligation de taire le nom dudit lieu de débauche que j’ai côtoyé, afin d’éviter à mes sources d’être pendus hauts et courts dans les locaux des BDE.

Je m’explique. Pour des raisons « professionnelles » dirons-nous, j’ai quitté le temps d’une semaine le pays des Gones au profit d’un temps moins nuageux. Joignant TOUJOURS l’utile et l’agréable, j’ai dû malgré tout réviser, et pour ce faire, la bibliothèque d’une certaine business school m’a ouvert tendrement les bras…

J’ai pu vérifier la sombre vérité et la magnifique réputation de ces écoles: Le pognon coule effectivement à flot autant que le tapis rouge roule sous vos pieds à votre arrivée. Café Starbuck et Hall luxueux, bref tout est fait pour vous sentir au dessus de tout le reste de la populasse. Des locaux dignes des Hôtels Hilton, une pelouse arrosée tous les matins.. bref le cinq étoiles des étudiants.

L’école de commerce c’est aussi une grande famille, tout le monde se connait, tout le monde couche avec tout le monde, bref une sacrée salade de fruit cette affaire !

J’ai donc plaisir à vous compter le rythme de vie frénétique de ces chers futurs grands patrons. On travaille beaucoup, certes, car ce qui compte, c’est qui vous êtes et ce que vous allez devenir. Votre appartenance à un BDE est déterminante pour la suite de votre carrière au sein de l’établissement, un BDE vous dites ? C’est simple, c’est une espèce de formation secrète qui vous propose tout et n’importe quoi, même accomplir vos désirs les plus salasses afin de se faire élire et de régner en maître sur le campus. Arrivée malheureusement trop tard, j’ai loupé des séances de massages (sans finition, restons classes!)

Une fois que vous avez rejoint votre secte, en avant Guingamp pour des soirées plus déjantées les unes que les autres. Les anciennes soirées “open bar” laissent place aux fameuses soirées à ticket, parlons-en des tickets tiens! Pour la modique somme de 18 balles, vous pouvez boire jusqu’à plus soif et emballer tout ce qui ressemble à une femelle, une orgie romaine en somme. L’objectif ? Aucun.. Enfin tout dépend si vous voulez vous faire un nom et une réputation! Pas besoin de se mettre sur son 31 mais ce qu’on demande c’est de tâter des innombrables paires de seins. Les filles sont à l’honneur tous les Mercredi soir mais certainement pas pour des raisons romantiques, au contraire, la chasse à la galinette cendrée est ouverte.

Soyons clairs. Dans ces soirées, on est rarement présent pour enfiler des perles. Deux possibilités s’offrent à vous : Devenir un baiseur accompli et sauter la chaudasse de l’année, celle qui se fait clairement souiller sans scrupules, ou alors la jouer stratégique et avoir son ticket d’entrée pour combler les quelques lignes de son CV.

La débauche a toujours un prix : Finir à la protection civile et rentrer la queue entre les jambes en priant de ne pas chopper une maladie sexuellement transmissible ou bien faire la une des reportages embarqués grâce au cameraman de la soirée. Hmmmmm, fausse bonne idée, c’est comme ça qu’on se retrouve souvent les boules à l’air devant un amphi entier.

Une école de commerce, c’est un accueil chaleureux et en grande pompe (pour les Messieurs!). On vous propose même des colocations dans de somptueux appartements, un lieu convivial à coup sûr mais certainement pas paisible! On se la joue Projet X chez vous et rien que pour vous!

C’est donc dans ce genre de pépinière que l’on forme nos futurs magnats de la finance ou du management. On m’a gentiment soufflé que finalement faire des études dans ce genre d’établissement, c’est apprendre le business. Bah ouais, verser des pots de vin et se taper des tapins c’est la base mon gars ! Vous êtes la crème de la crème.

Scolarité et second degré, je vous aime putain!

Une chose : Toute ressemblance avec des événements ou des personnes est fortuite.

 

12,354 total views, 3 views today

Related Posts